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La revue du lundi par We Are Social #15

par Frédéric Roginska dans News

Cette semaine, c’est en collaboration avec Violette que je vous propose cette 15ème revue du lundi.

Twitter et les followers en commun
Bien qu’on ait souvent reproché à Facebook de copier Twitter (le système des mentions par exemple) ou plus récemment Foursquare et ses badges, c’est au tour du site de microblogging d’emprunter au géant de Palo Alto l’une des fonctions qui font l’essence des réseaux sociaux : le « you both follow« . Il s’agit, à l’instar des « amis communs » de Facebook, de vous indiquer sur les profils que vous visitez les personnes avec qui vous partagez des abonnements (ou followings). Une manière de mieux repérer les comptes susceptibles de vous intéresser, tout en vous incitant à passer plus de temps sur Twitter.com plutôt que sur des clients tiers. La fonction n’est pour le moment disponible que pour 10% des utilisateurs mais devrait s’étendre à l’ensemble du site prochainement.

Facebook lance une page officielle sur les réglages de confidentialité
Au delà du mea culpa de Mark Zuckerberg et pour faire face aux nombreuses critiques, Facebook a mis en place une page intitulée Facebook and Privacy. Annoncée sur le blog officiel du site, cette dernière fait suite à la mise en place des nouveaux paramètres de confidentialité et a pour ambition de combler l’une des principales lacunes du réseau social : la transparence sur leur politique de protection des données. Ainsi, Facebook propose désormais des vidéos explicatives et partage également des ressources tierces (Forbes, Times, …) traitant de ces problématiques. De quoi désamorcer encore un peu plus nombres des tensions survenues ces dernières semaines.

Yahoo sur tous les fronts ?
Yahoo serait sur le point de lancer une contre-offensive pour regagner le terrain perdu ces dernières années. Tout d’abord avec Yahoo Pulse, les feeds Facebook seront désormais visibles depuis la page d’accueil de Yahoo et Yahoo Mail avec un panneau de controle des paramètres de confidentialité afin de prévenir les problèmes rencontrés par Google Buzz à son lancement. De plus, selon Techcrunch Yahoo ferait les yeux doux à l’aggrégateur de blogs et site de news Huffington Post et ses 26 millions de visiteurs uniques. Affaire à suivre…

Pizza Hut France contre-attaque !
Nous vous en parlions la semaine dernière, Pizza Hut Irlande proposera dès vendredi d’offrir via Facebook des pizzas gratuites à chaque but encaissé par l’équipe de France lors de la Coupe du Monde de Football. La réaction de Pizza Hut France ne s’est pas fait attendre puisque la filiale française offrira pour sa part une pizza pour chaque but inscrit par les Bleus. L’opération se tiendra via le compte Twitter de la marque et il vous suffira pour participer de vous abonner à leur flux dès qu’un but sera inscrit. A défaut d’engendrer des abonnements qualitatifs, la démarche promet tout de même une vague de follows / unfollows massifs. Dans tous les cas et sauf si le parcours des Français se conclut par une série de matchs nuls et vierges, des pizzas seront offertes. Reste à savoir qui des Irlandais ou des Français en mangeront le plus…

Les conneries que mon père raconte
La formule des Experts devant logiquement s’épuiser un jour, les scénaristes américains se sont donc lancés sur un nouveau terrain pour trouver leurs idées. $#*! my dad says est la première série à trouver son origine sur Twitter. Un trentenaire américain, Justin Halpern, obligé de retourner vivre chez ses parents il y a quelques années, a commencé à twitter au jour le jour les dictons de son père de 70 ans sur le compte @shitmydadsays. Le compte est devenu tellement populaire que ses tweets ont alors été publiés en livre. Ils seront désormais dans votre écran dans une sitcom d’une demi-heure développée par CBS avec William Shatner dans le rôle du père.

 

Des badges, encore des badges, toujours plus de badges
Le système de badges de Foursquare continue à faire des émules. Après Facebook que nous évoquions la semaine dernière, c’est au tour de Yelp de s’y mettre. Le site d’avis se dote ainsi d’un système de hiérarchie médiévale. Le plus grand nombre de visites dans un endroit donnera droit à un titre de Duc ou Duchesse. Le plus grand nombre de titres de Ducs obtenus dans une région donneront le droit au titre de Baron ou de Roi (pour les villes). Yelp a par la même occasion mis à jour son application iPhone dans l’espoir de booster le traffic mobile.

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Retour sur la conférence CB Web Le Club

par Frédéric Roginska dans News

Mardi 13 avril, Camille et moi assistions à la conférence de CBNews à l’occasion du lancement de CB Web Le Club. Cet évènement fût l’occasion de s’interroger sur la pertinence d’une mesure du social media, question à laquelle les intervenants de la soirée ont tentés de répondre. Car comme le rappellait Christian Blachas en introduction, réunir un grand nombre de followers ou fans est certainement très bien pour une marque, mais encore faut-il savoir quoi faire avec.

Premier intervenant à s’exprimer, Michael Schneider (Mobile Roadie) nous a tout d’abord présenté les richesses du web mobile, et plus particulièrement du développement d’applications pour des terminaux comme l’iPhone ou à présent l’iPad. En effet, il soulignera notamment que certaines requêtes autrefois confiée à Google, la recherche d’un restaurant par exemple, se faisait de plus en plus par l’intermédiaire d’applications mobiles. Encore tout relatif en France, ce phénomène deviendra sans nul doute la norme avec la démocratisation de la réalité augmentée grâce à des applications telles que Yelp, Layar, ou bien encore Goggles, tout comme l’expliquait Sandrine dans son billet « 2010 et les médias sociaux« .

Vincent Ducrey, conseiller de Luc Chatel au gouvernement, est revenu pour sa part sur la publication de son ouvrage « Le Guide de l’influence« . Il a ainsi partagé sa vision de la gestion de l’e-réputation, à la lumière de ce qu’il appelle le « hub management ». Cette discipline conçoit l’ensemble des sources d’information comme un hub au sein duquel on organise la diffusion d’une information en fonction de l’autorité du support, mais également de la vitesse à laquelle l’information s’y diffuse.

Dans la continuité, Damien Vincent, responsable de la stratégie de Facebook en France, a ensuite rappelé le changement de gouvernance qui s’opère pour les marques avec l’horizontalité croissante des rapports de communication BtoC. Cela se traduit par la nécessité pour les marques d’entrer en dialogue avec leurs consommateurs et de faire prévaloir des valeurs d’authenticité et de transparence, tout en acceptant qu’ils ne peuvent pas tout contrôler. Damien a également souligné combien s’appuyer sur ses communautés peut être bénéfique pour une marque, et a notamment abordé le sujet de la valorisation de l’audience des pages fans, en citant une étude de Vitrue estimant à $3,6 la valeur d’un fan ; étude par ailleurs complémentaire à celle que Violette nous avait présenté dans son billet « Fans online : vos futurs clients« .

Georges-Edouard Dias (L’Oréal) a alors illustré les propos de son prédécesseur en abordant la récente crise qui a opposé Nestlé à Greenpeace. Prenant l’angle d’un fan souhaitant défendre le produit qu’il apprécie, il est parti à la recherche de ses fans et a découvert de nombreux blogs et pages Facebook de grands amoureux de la marque (la fanpage de KitKat qui comptabilise plus de 770 000 fans à ce jour n’est d’ailleurs pas une page officielle sous contrôle de Nestlé). Il regrette ainsi que rien ne leur soit fourni pour s’engager avec le produit qu’ils apprécient tant, contrairement à la démarche de Dunkin Donut par exemple qui offre chaque semaine la possibilité à ses fans de devenir le « fan of the week », comme l’avait évoqué Camille suite à la Conférence M2C. Évoquant L’Oréal, Georges-Edouard Dias a sinon témoigné de la crainte que sa marque a pu ressentir lorsqu’elle a envisagé le participatif, avant de s’apercevoir que les commentaires positifs étaient les plus présents. Il résumera par ailleurs les choses ainsi : « Les consommateurs ne sont pas là pour nous détruire, mais nous donner une chance de nous améliorer ». C’est ainsi la fin du « marketing science infuse » comme il le dénomme, et l’émergence d’une ère où le consommateurs s’exprime, se fait l’avocat de la marque, et devient un vecteur essentiel de recommandation grâce aux médias sociaux.

Mats Carduner (Fifty Five, ex-Google France) a quant à lui relevé que mesurer le web social était un défi, et plus particulièrement depuis le développement de la consommation hors site (RSS notamment) ou la révolution Twitter. Il est cependant revenu sur le cas de la campagne Obama et a insisté sur la nécessité de placer l’objectif final (ici : remporter les élections) comme impératif à toute mesure, comme We Are Social le conseille toujours à ses clients. Il s’est alors appuyé sur une présentation de Dan Siroker montrant la corrélation entre le succès d’Obama sur les réseaux sociaux et sa victoire politique. En effet l’actuel président supplantait son rival McCain sur toutes les plateformes sociales (Facebook et YouTube notamment) et est finalement parvenu a récolter 500 millions des 700 millions de dollars de fonds levés pour sa campagne par l’intermédiaire de son site web.

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La revue du lundi par We Are Social #6

par Sandrine Plasseraud dans News

Cette semaine, faute de temps, c’est une traduction du Monday Mashup #20 de mon collègue Jordan que je vous propose. Et l’on démarre par LE sujet de ce début d’année, déjà abordé ici lors de la Revue du Lundi #5, à savoir la géolocalisation…

Tuenti se lance sur le segment de la géolocalisation
Le réseau social espagnol Tuenti, souvent surnommé le Facebook d’Espagne vient d’introduire une fonctionalité de géolocalisation intitulée Lieux Tuenti (“Tuenti Sitios” en espagnol) qui va permettre aux utilisateurs de rajouter un lieu local, d’intéragir avec ce dernier, de rajouter des images du lieu ou encore de publier une revue à propos du lieu en question. Chaque « Lieu Tuenti » (ex : bars, clubs, restaurants) bénéficiera d’un espace unique dédié à l’intéraction avec ses utilisateurs, et à la différence de Facebook il n’y aura pas de duplicata possible des lieux.

Selon TechCrunch, cette stratégie est très différente de celles de Gowalla, Yelp, Foursquare ou encore de l’Espagnol 11870 [ou du français Dis moi où] qui ont eux bâti leur communauté à partir d’une postulat de géolocalisation :

Tuenti a commencé par construire une très large communauté, extrêmement segmentée et maintenant ils introduisent une fonctionnalité de géolocalisation, ce qui est « social » par nature, mais surtout, ceci va leur permettre de compter sur leurs 8 millions de membres actifs pour documenter les lieux. Tuenti promet d’obtenir très rapidement la mise en ligne de milliers de pages locales très dynamiques et ne tardera pas à offrir des fonctionnalités de type « check-ins » à la Foursquare.

Il sera intéressant de comparer les fonctionnalités de géolocalisation de Tuenti avec celles tant-attendues de Facebook.

Les voyageurs d’âge moyen, acteurs de la révolution sur les médias sociaux
Selon le rapport « The Social Travel » réalisé par l’agence média indépendante Total Media, l’industrie des vacances est confrontée à une social media revolution et les voyageurs d’âge moyen sont en train de façonner les opinions des consommateurs à propos des meilleurs hotels et des destinations touristiques.

Ce rapport, basé sur un échantillon de 1375 personnes, souligne ce que beaucoup soupçonnaient depuis longtemps:

Les avis à propos des vacances écrits par des inconnus sur des sites indépendants tels que TripAdvisor, les résultats de recherche sur Google et les conseils de bouche à oreille de la part de la famille et des collègues ont plus d’influence que les brochures, la publicité, les revues de presse et les conseils des agents de voyage.

Voici quelques uns des points les plus intéressants de cette étude :

  • Presque la moitié des voyageurs de plus de 45 ans utilisent des sites web pour recommander ou prévenir d’autres voyageurs en postant un avis
  • 25% of des voyageurs britanniques déclarent que les commentaires laissés online par des inconnus les aident à déterminer leurs plans pour les vacances
  • Presque 70% des consommateurs utilisent Internet pour réserver leurs vacances
  • Expedia est le site en ligne le plus populaire pour planifier les voyages longs (plus de 5 nuits) avec 25% de PDM, suivi de TripAdvisor et Lastminute.com avec 22% de PDM

La Bulle des Médias Sociaux
La semaine dernière, Umair Haque, Directeur d’Havas Media Lab a avancé une hypothèse dans la Harvard Business Review:

Malgré toute l’excitation autour des médias sociaux, Internet ne nous connecte pas autant que nous le pensons. C’est en grande partie le domicile des connections faibles, artificielles, de ce que j’appelle des  relations minces.

Son article est intéressant et son hypothèse est basée sur le fait que la haine, l’exclusion et la marginalisation sont en plein essor en ligne alors qu’au contraire, la confiance ne s’est pas améliorée, ni la valeur des relations.

Son hypothèse a créé tout un débat et a généré environ 188 commentaires de lecteurs et presque 50 billets en réponse. A noter, deux billets intéressants qui proviennent de Bud Caddell sur le blog What Consumes Me ainsi qu’une note assez longue de Stowe Boyd and the / messengers.

Au final, l’argument d’Umair sur la dévaluation des relations humaines liée aux médias sociaux est assez gigantesque et ne semble pas nécessairement s’appuyer sur des études empiriques. Ceci dit, il est certainement rafraîchissant (et souhaitable) de voir que l’industrie des médias sociaux sait prendre du recul de temps en temps sur le sujet des relations humaines en ligne.

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2010 et les médias sociaux

par Sandrine Plasseraud dans News

Le Figaro vient de publier un article nous rappelant la façon dont, en l’an 2000 nous imaginions l’Internet de 2010. Entres autres predictions : Internet sur tous les frigos, des classes virtuelles, et le triomphe de l’Internet mobile puisqu’à l’époque, le cabinet Britannique Ovum prévoit qu’en 2010,

63 % des utilisateurs de mobiles dans le monde seront abonnés à un service de troisième génération (3G) mariant la téléphonie à une kyrielle d’applications : accès rapide à Internet, jeux, vidéoconférence mobile, commerce électronique, fichiers MP3, etc

Ce qui est certain c’est que l’Internet mobile a connu une véritable explosion en 2009 et qu’aujourd’hui l’ensemble des acteurs du social media semble s’accorder sur le fait que l’Internet mobile sera réellement au coeur des médias sociaux en 2010. C’est en tout cas ce qui ressort du recueil de prédictions publié par l’agence TrendsSpotting :

L’internet mobile au coeur des médias sociaux

Dans ce rapport, David Armano explique que selon lui, « mobile becomes a social media lifeline« . C’est à dire une sorte de bouée de secours pour des employés accro aux médias sociaux puisqu’avec près de 70% des organisations qui interdisent l’accès aux réseaux sociaux, ce qui était autrefois une pause cigarette pourrait se transformer en pause social media.

De son côté, Dan Zarella prédit que grâce à la réalitée augmentée et à l’Internet mobile, le monde réel reprend de l’importance et la frontière entre le web et le réel devient plus floue.

Personnellement, dans la mesure où les individus font confiance à d’autres individus lorsqu’il s’agit de se faire une opinion à propos d’un produit ou d’un service, je pense que la croissance de l’Internet mobile aura comme effet de démultiplier d’autant plus la recherche d’avis en ligne sur le point de consommation. Imaginez, vous êtes dans un hypermarché, vous hésitez entre deux aspirateurs. Que faites-vous ? Vous posez la question au vendeur ou vous utiliser votre portable pour vérifier les avis des consommateurs ?

Avec le développement de tout ce qui est « géolocalisation », ce principe s’applique aussi aux restaurants, bars, hotels, etc. Vous voyagez à Londres pour le business, vous sortez de réunion dans un quartier que vous ne connaissez pas et vous cherchez un restaurant pour déjeuner le midi ? Filez sur le web via votre portable et vérifier les avis à propos des bistros du quartier sur Yelp.co.uk.

De ce fait, du coté des annonceurs, ce qui était déjà important en 2009 devient crucial en 2010 : écouter les conversations en ligne à son sujet et y prendre part car ces conversations ont un impact sur l’avis des consommateurs. Et ce d’autant plus que Google et Microsoft ont intégré cet aspet du web social au coeur de leurs algorythmes de recherche : aujourd’hui, lorsqu’on recherche un avis sur une marque sur ces sites, on verra aussi bien apparaitre un lien vers le site de marque que des tweets à propos de cette marque…

Les médias sociaux prennent de l’importance au coeur des organisations

La bonne nouvelle c’est qu’il semblerait qu’en 2010 les entreprises aient prévu d’investir sérieusement dans les médias sociaux puisque selon une étude de BizReport datant de septembre 2009, les médias sociaux sont une priorité pour les marketers : plus de la moitié des interrogés (56.3%) avaient prévu d’inclure les médias sociaux dans leur mix marketing.

Cela va d’ailleurs dans le sens du rapport de TrendsSpotting qui recueille de nombreux avis sur le sujet de l’importance croissante du social media pour les organisations.

Ainsi, selon Charlene Li, les médias sociaux feront partie du vocabulaire quotidien des entreprises en 2010 alors que pour Adam Cohen, « social media gets smarter » : les entreprises commenceront à utiliser les médias sociaux de façon plus stratégique.

Pour Connie Benson, les médias sociaux ne seront plus vu comme une simple discipline expérimentale ; des outils de mesure vont apparaître puis la boucle sera bouclée et il sera alors non seulement possible mais nécessaire et possible de faire de la veille sur les médias sociaux.

Revenons maintenant à David Armano, selon qui jusqu’à maintenant très peu d’organisations ont utilisé les médias sociaux au-delà de campagnes ponctuelles et qui parle de Best Buy comme un benchmark (Robin Grant avait parlé de Best Buy et des médias sociaux également sur ce blog il y a quelques mois).

David Armano va plus loin en prédisant qu’il voit l’arrivée de politiques de social media dans les entreprises pour 2010 : des règles spécifiques sur la façon de se positionner sur les différents réseaux, sur la façon dont les employés participent aux médias sociaux.

Je rejoins David dans le sens où je pense que cette année, les entreprises vont comprendre l’importance de s’investir sur le long terme au sein des médias sociaux, au-delà de campagnes ponctuelles.

Oublions le buzz et son caractère éphémère comme le disait Camille dans un post précédent et concentrons-nous sur le conversationnel, sur une démarche à long terme, tout comme le rappelait également Robin dans un billet intitulé « Stop campaigning and start committing« , en juin dernier. Pour cela, les entreprises devront prendre part à la conversation au sein des médias sociaux et donc écouter ce qui se dit à leur propos. Si vous ne l’avez pas encore envisagé, il est temps de réfléchir à mettre en place une stratégie d’écoute et de réponse au sein des médias sociaux (n’hésitez pas à nous contacter pour en discuter).

Alors, 2010 sera-t-elle la véritable année des médias sociaux, c’est à dire l’année où le social media prendra une part entière dans la stratégie des entreprises ? Si l’on regarde Pepsi qui vient de laisser tomber ses investissements publicitaires au Super Bowl (après 23 années consécutives) pour investir dans les médias sociaux en 2010, les choses semblent bien parties.

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Retour vers le futur: les marques et les internautes

par Violette Vérité dans News

Les médias sociaux sont à la mode et comme je le soulignais dans un article précédent au sujet des conversations sur Twitter, nous sommes tous à la recherche des derniers chiffres sur le sujet, les clients comme les agences. Alors forcément lorsqu’on m’a envoyé FEED, le rapport annuel de Razorfish sur les relations entre le digital, les marques et les internautes, je me suis lancée dans la lecture de cette étude très intéressante qui a été réalisée auprès de 1,000 Américains « connectés » (en résumé, un Américain connecté est un Américain qui a accès au haut-débit, qui a dépensé en ligne au moins $150 l’année dernière et qui a visité au moins une fois un site communautaire de type Facebook, MySpace…).

Comme le montre la présentation ci-dessus, les enseignements sont particulièrement intéressants et mettent des chiffres sur des effets dont nous nous doutions tous déjà.

Mais le phénomène que ce rapport met peut-être plus en avant que toutes les études précédentes est la transformation radicale de la relation entre les individus et les marques. Il y a 20 ans nous étions exposés à un message publicitaire sur notre téléviseur, dans un magazine ou dans la rue et la seule option qui s’offrait à nous était d’acheter puis de recommander ce produit à nos proches. Éventuellement d’écrire au service client pour s’en plaindre ou de participer à un programme de fidélité (je me souviens encore clairement des collections de points sur les boites de sucre ou de pâtes qui nous permettaient d’obtenir un magnifique plateau aux couleurs de la marque en l’échange des points durement collectés, de quelques timbres et d’une dizaine de francs).

Aujourd’hui les chiffres sont là, les individus participent et contrairement à certaines idées reçues ils adorent le faire, surtout en ligne, terrain de jeux favorisé entre tous. Le contact avec une marque n’est plus unilatéral :

  • 70% des sondés ont déjà lu un blog d’entreprise ou de marque
  • 65% des gens interrogés ont déjà joué à un jeu en ligne organisé par une marque
  • 73% des gens interrogés ont déjà posté leurs avis sur une marque ou un produit sur les différentes plateformes telles que Amazon, Yelp, Facebook, Twitter…
  • Près de 40% des sondés ont déjà ajouté une marque sur Facebook/MySpace et 26% suivent une marque sur Twitter.
  • Et surtout le chiffre le plus criant de tous: 97% des Américains connectés ont déjà cherché une marque sur Internet

Les individus sont donc loin d’être passifs dans leur absorption de l’information et ils ne s’en cachent pas : 65% des consommateurs interrogés ont avoué que l’expérience qu’ils ont vécu en ligne autour d’une marque avait changé leur opinion de la marque, et pour 97% d’entre eux l’expérience a été si forte qu’elle a altéré la décision d’achat de manière positive or négative. Enfin le chiffre qui est peut-être le plus fascinant d’entre tous est le suivant : 64% des sondés ont avoué que leur premier achat était dû principalement à leur expérience en ligne.

En clair : participation, affinité et décision d’achat sont donc intimement liées et Internet l’a révélé de manière spectaculaire.

Que les internautes recherchent des bonnes affaires en ligne (bons de réduction, soldes, ventes flash…), une alternative à un service client défectueux ou bien par affinité pure et simple avec la marque ou un produit, les clients et clients potentiels sont là. Les marques doivent s’adapter à ces multiples facettes et exigences tel un funambule.

Le métier des agences de marketing a donc changé et continuera de changer dans les prochaines années, et nous avons bien l’intention d’y aider!

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