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L’audience de Facebook et plus généralement des médias sociaux sont des sujets qui suscitent beaucoup d’interrogations. Récemment, nous vous avons parlé de la controverse à propos du supposé déclin du nombre d’utilisateurs de Facebook. Celle-ci avait même donné lieu à un démenti de la part de Socialbakers qui mettait en garde contre l’utilisation peu rigoureuse de leurs données par les journalistes.
eMarketer vient justement de publier une série d’études à propos de l’usage de Facebook dans le monde et de son évolution dans les prochaines années. Le premier constat qui s’impose à la lecture de ces chiffres est que l’audience de Facebook ne cesse d’augmenter. En 2013, eMarketer estime que la plateforme comptera 1,091 milliards d’utilisateurs actifs, soit une pénétration de 63% chez les personnes utilisant un réseau social et de 42,6% chez les utilisateurs d’Internet. Ces données sont différentes de celles fournies par Facebook en raison d’une méthodologie plus rigoureuse : eMarketer se base sur les utilisateurs individuels ayant accédé à la plateforme au moins une fois dans le mois via n’importe quel device, alors que Facebook comptabilise également les comptes des marques, les comptes d’animaux de compagnie, etc.

En 2017, l’institut prévoit que le nombre d’utilisateurs actifs de Facebook s’élèvera à 1,771 milliard. Sa pénétration au sein des utilisateurs de réseaux sociaux sera alors de 69,5% et celle des utilisateurs d’Internet de 54,7%. Dans le détail, il apparaît clairement que cette très forte croissance sera portée par les pays émergents.

L’Asie et le Pacifique sont déjà les régions où la croissance du nombre d’utilisateurs de Facebook est la plus forte depuis ces dernières années (+47,7% en 2012). Cette tendance tendra à s’accentuer avec le développement de l’accès des populations locales à Internet et le possible abandon de réseaux sociaux locaux. Fait moins connu, la croissance de Facebook au Moyen-Orient et en Afrique est tout aussi importante : +47,2% en 2012. eMarketer prévoit que ces deux régions continueront à connaître une croissance soutenue dans les prochaines années.
Ainsi, en 2017 l’Asie et le Pacifique compteront 616 millions d’utilisateurs actifs de Facebook (contre 305,1 millions en 2013), dont 277,8 millions en Inde ! Pour ce qui est de l’Afrique et du Moyen-Orient, le nombre d’utilisateurs actifs passera de 167,9 millions en 2013 à 307,1 millions en 2017.

Aujourd’hui, les taux de pénétration de Facebook restent plus élevés en Amérique du Nord et en Europe de l’Ouest. Ces marchés sont pourtant loin d’avoir atteint un stade de saturation et l’usage de Facebook va continuer à s’y développer. Le taux de pénétration du réseau social chez les utilisateurs d’Internet en Europe de l’Ouest va ainsi gagner plus de 6 points entre 2013 et 2017 !

En revanche, la façon dont les individus utilisent Facebook dans les pays développés est en pleine évolution. Aux Etats-Unis par exemple, il a été constaté que les utilisateurs de Facebook passaient moins de temps sur la plateforme mais qu’ils migraient vers Instagram (qui appartient à Facebook).
Enfin, les données d’eMarketer nous permettent d’avoir une vision précise des évolutions en cours en Europe de l’Ouest. Un taux de croissance du nombre d’utilisateurs actifs des médias sociaux de 9,1% est attendu en 2013, l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie tenant ainsi le haut du pavé sur la période 2013-2017. En 2017, il est prévu que l’ensemble des pays atteindra un “plateau” en terme de nombre d’utilisateurs actifs (+3,1% en moyenne sur l’ensemble de la zone vs 9,1% en 2013).

Pour ce qui est de la France, son taux de croissance d’utilisateurs actifs de médias sociaux sera inférieur à la moyenne en Europe de l’Ouest en 2013 (+7,6%), mais sera à un niveau comparable à celle-ci en 2017 avec +2,8%. La pénétration des médias sociaux au sein de la population française devrait ainsi augmenter de 5,3 points entre 2013 et 2017 (elle passera de 35,9% à 41,2%). Cette évolution est inférieure à la moyenne en Europe de l’Ouest qui sera de 7,5 points (41,9% en 2013 contre 49,4% en 2017). Ce sont dans les pays nordiques que cette pénétration est, et restera, la plus importante.

En revanche, la France conservera sa place en termes de nombres d’utilisateurs de Facebook. De 21 millions en 2013, ce chiffre passera à 25,9 millions en 2017 (soit une pénétration chez les utilisateurs d’Internet qui passe de 53% à 58%). Les deux pays possédant une base d’utilisateurs de Facebook plus importante que la France sont le Royaume-Uni et l’Allemagne avec respectivement 33,6 millions et 26,9 millions d’utilisateurs. Au total, l’Europe de l’Ouest comptera en 2017 182,7 millions d’utilisateurs actifs de Facebook, soit une augmentation de près de 30 millions par rapport à 2013.

A un moment où l’engouement pour les médias sociaux (et plus particulièrement Facebook) est questionné, ces études nous apportent de précieux éléments de réponse. Tout d’abord, Facebook est le principal carrefour d’audience sur les médias sociaux. Mais surtout, il deviendra prochainement le premier carrefour d’audience pour l’ensemble du Web mondial.
Cela ne veut pas pour autant dire qu’il faut négliger les autres plateformes. Au contraire, les usages des individus évoluent et il faut les anticiper. Comme nous le voyons déjà aux Etats-Unis, Instagram prend une place majeure dans l’activité des utilisateurs de Facebook. Ces évolutions, il convient de les identifier et de les comprendre. Cela passe en premier lieu par une analyse rigoureuse et constante de l’environnement et des usages social media.
Selon la récente étude France Digital Future in Focus 2013 publiée par ComScore faisant état des tendances digitales en France, la France compte 48 millions d’internautes et les Français passent en moyenne 27,7h par mois online, soit sensiblement plus que leurs collègues européens (26,9h/mois), à l’exception de nos voisins britanniques qui eux passent 37,3h par mois sur le web.
Sans surprise, cette étude met en avant une forte croissance du temps passé sur les réseaux sociaux et une dominance de Facebook sur le paysage social media français ainsi que l’importance du mobile pour consommer les réseaux sociaux. Beaucoup plus surprenant, on y découvre que les seniors représentent la plus large audience internet en France : c’est ainsi que les +55 ans représentent 28% du temps passé online en France (14,7% en Europe)…
Dans les grandes lignes, l’étude nous indique également que :
- Les moins de 35 ans représentent 33% du temps passé online en France (vs. 50% en Europe)
- On compte 48 millions d’usagers mobile en France (juste derrière l’Allemagne : 61M et le UK : 50M et à égalité avec l’Italie)
- La pénétration des smartphone en France est de 53% (66% en Espagne, 64% en UK et également 53% en Italie)
- La consommation internet se fait encore majoritairement sur PC en France (à 92,3% vs. 68,1% en UK), vs. tablette (3% en France vs. 24% en UK, ce qui laisse entrevoir le potentiel de croissance…)
- 51% des internautes et 54% des utilisateurs de smartphones français sont des hommes (surtout des 25-34 ans dans le cas des smartphones)
- 7 mobiles sur 10 en France sont des smartphones et Android est installé sur la 1/2 des devices français (23% pour iOs)
Côté médias sociaux, on découvre que :
- Facebook, Skyrock et Twitter sont en tête des réseaux sociaux en France avec respectivement 12M, 8,5M et 5,6M de VU quotidiens
- Les réseaux sociaux professionnels que sont LinkedIn et Viadeo occupent respectivement la 4è et 5è position avec 4,3 et 3,6M de VU quotidiens
- Il est intéressant de noter que Tumblr est déjà en 7è position du classement des réseaux sociaux en France (5,4% des VU quotidiennes)
- Le mobile devient incontournable pour consulter les réseaux sociaux (+28% de consommation via mobile)
- L’audience mobile de Twitter en est un exemple (+28% sur les 6 derniers mois)
- Les jeunes adultes sont les plus réceptifs à la publicité sur mobile et notamment via les médias sociaux (couponing, offres promotionnelles, publicité)
- 39,2% des 18-24 ans possédant un smartphone ont lu des commentaires sur des pages de marque (vs. 20,1% pour les utilisateurs de smartphone en moyenne)
- Les mobinautes utilisent les réseaux sociaux pour informer leurs amis de leurs achats
Pour plus de détails, je vous invite à lire ce rapport très complet :
Socialbakers vient de publier leur top des pages Facebook en France pour le mois de janvier 2013. Plusieurs améliorations ont été apportées au rapport. On y retrouve un classement des pages en fonction de leur nombre de fans locaux. Est également présent, le top 5 des pages les plus engageantes en janvier 2013. J’aime les animaux par Canaillou est toujours à la première place, suivi de page de l’univers du tourisme, de l’alimentaire ou de l’automobile. A noter, Socialbakers donne maintenant le taux d’engagement moyen des pages françaises suivies, il est de 0,387 %. Le top 5 des marques “socially devoted” est un autre classement basé sur le taux de réponse des pages aux questions de leurs fans. Air France arrive à la première place avec un taux de réponse de 95 % et un temps moyen proche de 6 heures. Ce dernier classement reste néanmoins à relativiser car il ne prend pas en compte les questions posées par messages privés ou via des tabs prévus à cet effet. Enfin, le rapport se termine sur les statuts français ayant recueilli le plus d’interactions en janvier. Ce mois ci, il s’agit des statuts de M&M’s France et du Musée du Louvre.

Quatre mois après l’ouverture de la fililale française de We Are Social et un mois après l’annonce de We Are Social Italie, l’agence continue son développement à l’international avec l’annonce de ce jour : l’ouverture d’une filiale à Sydney.

Julian Ward, Directeur Général et Heather Snodgrass, Directrice de la Stratégie, We Are Social Australie
Pour la petite histoire, l’ouverture de ce bureau australien est intrinséquement liée au social media. En effet, c’est lors du Twestival Sydney en 2009 que Nathan, le co-fondateur de We Are Social (qui est par ailleurs Australien), rencontre Heather Snodgrass (@likeomg), devenue aujourd’hui Directrice de la Stratégie au sein de We Are Social Australie.
Et c’est à Londres où il travaillait à l’époque que Julian Ward (@julianward) a rencontré Nathan. Restés en contact via les médias sociaux, ils ont décidé de lancer la filiale australienne de l’agence dont Julian est maintenant Directeur Général.
We Are Social, vive les médias sociaux !
Ce mois-ci, mon attention a été attirée par deux publications à propos de Twitter : l’étude réalisée par Sysomos « an In-Depth look Inside the Twitter World » ainsi que les dernières statistiques Hitwise. Ces dernières données chiffrées au sujet de l’outil de micro-blogging le plus populaire du moment ont suscité d’intéressantes réactions de part et d’autre de la Manche.
Revenons-en d’abord aux chiffres. Voici les données-clés que Sysomos met en lumière dans son analyse :
- 72,5% des utilisateurs ont rejoint la communauté entre janvier et mai 2009
- 85,3% des utilisateurs postent moins d’un tweet par jour
- 21% des inscrits n’ont jamais rien posté
- 93,6% des membres ont moins de 100 followers, tandis qu’ils sont 92,4% à suivre moins de 100 personnes
- 5% des utilisateurs génèrent 75% de toute l’activité
- Plus des 50% des tweets sont envoyés grâce à des outils (mobile et web) autres que le site internet Twitter.com, Tweetdeck en tête avec 19,7% de parts de marché.
- La population Twitter est composée à 53% de femmes.
- Parmi les gens qui se disent marketers, 15% suivent plus de 1000 personnes contre 0,29% de la population Twitter globale.
Au final, pas de révélation stupéfiante sur le sujet mais la confirmation d’une intuition : plus on parle, plus on est écouté, plus on est écouté, plus on parle, etc… J’oserais ajouter, avec un peu d’humour, que la chose véritablement positive ici est que nous, agences, sommes maintenant nantis de nouveaux chiffres qui viendront significativement étayer nos présentations-clients pour le plus grand bonheur des annonceurs.
Plus sérieusement, Frédéric Cavazza chez les Français reste très mesuré quant à l’importance qu’il faut porter à Twitter. Il nous précise en effet que l’audience Twitter est bien trop faible pour être prise en compte et qu’elle n’est absolument pas représentative de la population française, ni même de la blogosphère selon lui, mais qu’il convient de malgré tout suivre ce qui s’y passe de manière générale et ce qui s’y dit sur votre marque ou vos produits plus particulièrement.
Chez les Anglais, le son de cloche est un peu différent et un peu plus affirmé. Par exemple, Robin Goad nous explique, d’après une étude Hitwise, que Twitter est une source de trafic à ne pas négliger en UK, notamment pour ce qui concerne les sites d’ « entertainement », où l’outil de micro-blogging dépasse de loin Facebook, Google et Hotmail. Son post a par ailleurs inspiré Robin Grant, le DG de We Are Social, qui pense qu’à l’avenir les individus pourraient être davantage enclins à tweeter qu’à bloguer car le blog nécessite un investissement personnel plus important. Il soutient également que Twitter permet de s’engager auprès de communautés, d’être conversationnel.
Je pense que les Anglais sont un peu plus affirmés sur leurs positions, sans doute parce que de ce coté de la Manche, Twitter a atteint une masse critique et que la communauté d’utilisateurs londoniens se rassemble régulièrement depuis plus d’un an. Le Royaume-Uni est en effet le deuxième pays le plus important en nombre d’utilisateurs avec près de 8% de l’effectif mondial, alors que la France est classée huitième et représente moins de 1% de la communauté. Mais les choses sont peut-être déjà en train de changer puisque Paris Twitte-t-il qui aura lieu demain soir compte déjà plus de 380 inscrits, dont Sandrine alors n’hésitez pas à lui poser des questions sur l’utilisation de Twitter par les Britanniques.
Au sein de l’agence, nous adhérons à 100% avec Frédéric Cavazza lorsqu’il conseille aux annonceurs de suivre ce qui se passe sur Twitter. Au-delà de la fonctionnalité « update », il s’agit d’un outil de veille incroyable qui permet de recueillir en temps réel des impressions spontanées (et non pas dénaturés par le contexte d’une étude marketing) sur une marque. Par ailleurs, se familiariser avec ce qui s’y passe, la façon dont les utilisateurs se comportent et agissent, c’est apprendre à maîtriser ce réseau, atout qui peut s’avérer particulièrement appréciable si la communauté continue de croître de cette manière. Dans un même temps, je partage le point de vue de Robin Grant car je pense qu’effectivement Twitter permet de créer des liens étroits avec les communautés en ligne. Quant au fait que Twitter pourrait remplacer les blogs, peut-être suis-je un contre-exemple mais pour ma part, je tweete assidument et n’ai pas de blog personnel pour autant.
Quel que soit le point de vue, gardons à l’esprit que Twitter est un moyen mais non une fin, c’est un outil qui prend sens dans le cadre d’une stratégie plus globale. Si l’on a conscience de cela, il est possible de mettre en place de très belles campagnes comme nous l’explique Cédric Giorgi qui s’est lui aussi inspiré de l’étude Sysomos pour nous proposer une présentation particulièrement didactique sur les usages que l’on peut faire de Twitter.
Si ce post vous a intéressé et que vous voulez en savoir davantage sur la façon dont nous intégrons Twitter dans nos stratégies, n’hésitez pas à en parler demain soir avec Sandrine à Paris Twitte-t-il.
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