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La revue du lundi par We Are Social #6

par Sandrine Plasseraud dans News

Cette semaine, faute de temps, c’est une traduction du Monday Mashup #20 de mon collègue Jordan que je vous propose. Et l’on démarre par LE sujet de ce début d’année, déjà abordé ici lors de la Revue du Lundi #5, à savoir la géolocalisation…

Tuenti se lance sur le segment de la géolocalisation
Le réseau social espagnol Tuenti, souvent surnommé le Facebook d’Espagne vient d’introduire une fonctionalité de géolocalisation intitulée Lieux Tuenti (“Tuenti Sitios” en espagnol) qui va permettre aux utilisateurs de rajouter un lieu local, d’intéragir avec ce dernier, de rajouter des images du lieu ou encore de publier une revue à propos du lieu en question. Chaque « Lieu Tuenti » (ex : bars, clubs, restaurants) bénéficiera d’un espace unique dédié à l’intéraction avec ses utilisateurs, et à la différence de Facebook il n’y aura pas de duplicata possible des lieux.

Selon TechCrunch, cette stratégie est très différente de celles de Gowalla, Yelp, Foursquare ou encore de l’Espagnol 11870 [ou du français Dis moi où] qui ont eux bâti leur communauté à partir d’une postulat de géolocalisation :

Tuenti a commencé par construire une très large communauté, extrêmement segmentée et maintenant ils introduisent une fonctionnalité de géolocalisation, ce qui est « social » par nature, mais surtout, ceci va leur permettre de compter sur leurs 8 millions de membres actifs pour documenter les lieux. Tuenti promet d’obtenir très rapidement la mise en ligne de milliers de pages locales très dynamiques et ne tardera pas à offrir des fonctionnalités de type « check-ins » à la Foursquare.

Il sera intéressant de comparer les fonctionnalités de géolocalisation de Tuenti avec celles tant-attendues de Facebook.

Les voyageurs d’âge moyen, acteurs de la révolution sur les médias sociaux
Selon le rapport « The Social Travel » réalisé par l’agence média indépendante Total Media, l’industrie des vacances est confrontée à une social media revolution et les voyageurs d’âge moyen sont en train de façonner les opinions des consommateurs à propos des meilleurs hotels et des destinations touristiques.

Ce rapport, basé sur un échantillon de 1375 personnes, souligne ce que beaucoup soupçonnaient depuis longtemps:

Les avis à propos des vacances écrits par des inconnus sur des sites indépendants tels que TripAdvisor, les résultats de recherche sur Google et les conseils de bouche à oreille de la part de la famille et des collègues ont plus d’influence que les brochures, la publicité, les revues de presse et les conseils des agents de voyage.

Voici quelques uns des points les plus intéressants de cette étude :

  • Presque la moitié des voyageurs de plus de 45 ans utilisent des sites web pour recommander ou prévenir d’autres voyageurs en postant un avis
  • 25% of des voyageurs britanniques déclarent que les commentaires laissés online par des inconnus les aident à déterminer leurs plans pour les vacances
  • Presque 70% des consommateurs utilisent Internet pour réserver leurs vacances
  • Expedia est le site en ligne le plus populaire pour planifier les voyages longs (plus de 5 nuits) avec 25% de PDM, suivi de TripAdvisor et Lastminute.com avec 22% de PDM

La Bulle des Médias Sociaux
La semaine dernière, Umair Haque, Directeur d’Havas Media Lab a avancé une hypothèse dans la Harvard Business Review:

Malgré toute l’excitation autour des médias sociaux, Internet ne nous connecte pas autant que nous le pensons. C’est en grande partie le domicile des connections faibles, artificielles, de ce que j’appelle des  relations minces.

Son article est intéressant et son hypothèse est basée sur le fait que la haine, l’exclusion et la marginalisation sont en plein essor en ligne alors qu’au contraire, la confiance ne s’est pas améliorée, ni la valeur des relations.

Son hypothèse a créé tout un débat et a généré environ 188 commentaires de lecteurs et presque 50 billets en réponse. A noter, deux billets intéressants qui proviennent de Bud Caddell sur le blog What Consumes Me ainsi qu’une note assez longue de Stowe Boyd and the / messengers.

Au final, l’argument d’Umair sur la dévaluation des relations humaines liée aux médias sociaux est assez gigantesque et ne semble pas nécessairement s’appuyer sur des études empiriques. Ceci dit, il est certainement rafraîchissant (et souhaitable) de voir que l’industrie des médias sociaux sait prendre du recul de temps en temps sur le sujet des relations humaines en ligne.

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