Here are all of the posts tagged ‘Micro Interactions’.

La puissance du bouche-à-oreille

by Sandrine Plasseraud dans News le 18 mai 2009 à 07:48

Une partie très importante de ce que nous faisons chez We Are Social consiste à aider les marques à s’impliquer dans les médias sociaux et à susciter du bouche-à-oreille positif grâce à la mise en place de stratégies conversationnelles. En regardant Loïc Le Meur s’expliquer sur « Comment lancer un produit avec sa communauté », je me suis dit que c’était une excellente illustration de l’importance qu’à le bouche-à-oreille pour une marque.

Selon Loïc, la publicité traditionnelle, les RP et le marketing ont encore un rôle à jouer, mais il est loin d’être aussi important que celui du bouche-à-oreille. Pour illustrer ses propos, Loïc explique que par exemple, lorsque vous vous apprêtez à acheter un produit, ce que vous voulez, c’est savoir ce que vos amis en pensent avant de l’acheter. Vous voulez savoir ce que votre communauté a à dire sur ce produit.

Et pour être honnête, à certains égards, cela a toujours été le cas. Dans le passé, nous aurions sans doute demandé à nos voisins, à des collègues ou à de « vrais » amis ce qu’ils pensaient du produit X ou Y. Mais de nos jours, ces conversations à propos de produits et de marques se retrouvent également en ligne. Et au lieu de toucher de façon transitoire une dizaine ou une vingtaine de vos amis, ces conversations peuvent désormais potentiellement toucher des millions de personnes de façon permanente (puisqu’elles ils apparaissent pour toujours dans les résultats de Google). Bien sûr, dans le cas où ces conversations sont positives, c’est tout bénéfice pour la marque ; si elle sont négatives, c’est une toute autre histoire.

Loïc ajoute un autre point intéressant à propos des conversations en ligne. Entre 1993 et 2000, Internet s’apparentait aux médias traditionnels : tout était statique ; depuis 2000, nous avons assisté à l’explosion de ce que nous appelons les « médias sociaux » — c’est-à-dire que les gens interagissent entre eux, mais aussi avec les marques, via les blogs, les réseaux sociaux, etc. Et maintenant, comme le souligne Loïc, depuis le début de 2009, le Web est entré dans une nouvelle ère. Les gens continuent d’interagir avec leur communauté, mais en plus, ils veulent le faire en temps réel, via Twitter, ou le status Facebook, par exemple. Ce qui signifie que quand ces gens parlent de produits ou de marques, ils le font aussi le faire en temps réel.

D’où l’importance d’écouter et de répondre en temps réel aux conversations en ligne, tout comme Robin, le DG de We Are Social le soulignait, dans son entretien avec eMarketer « Social Media: Joining the conversation ». Seesmic et Twhirl sont de bons exemples de marques qui ont compris l’importance d’écouter en temps réel le feedback de la communauté, afin de savoir ce qui est bien perçu par les utilisateurs et ce qui l’est moins. Et Loïc est le premier à dire que parfois cela signifie qu’à 3 heures du matin, il est sur Twitter Search à lire les commentaires à propos de Seesmic et à y répondre. Parce que Loïc sait que si 1000 fans de Seesmic sont convaincus du produit, ils en parleront à 10000 autres de leurs amis.

Il s’agit de « micro-interactions » comme les appelle David Armano. Il s’agit de transformer vos fans en ambassadeurs de marque. Et ça marche – c’est de cette manière que Seesmic Desktop a été téléchargé 1,5 million de fois en quelques jours. C’est la puissance du bouche-à-oreille.

tags: , , , , , ,

Conference Marketing 2.0 – 2ème journée

by Sandrine Plasseraud dans News le 3 avril 2009 à 18:54

Au cours de ces dernières années, les médias sociaux ont eu une influence majeure dans ma vie, que ce soit la découverte des blogs, ou la rencontre de nombreuses personnes extrêmement intéressantes via les réseaux sociaux (jusqu’au fait de changer de carrière pour me consacrer aujourd’hui aux médias sociaux). Et ces deux journées à la conférence Marketing 2.0 n’ont pas dérogé à ce principe : j’ai eu l’occasion de rencontrer dans la vraie vie des personnes avec lesquelles j’étais déjà connectée en ligne, et de passer la soirée de mardi avec @luckthelady@branislavperic@digitalizer@armano et @fredcavazza d’où un réveil très difficile le mercredi, comme Robin l’a gentiment mentionné dans son article précédent.


Photo: Luck the Lady

La seconde journée du Marketing 2.0 a commencé par une présentation très intéressante de David Armano au sujet des “micro interactions”. Avez-vous déjà fait l’expérience de micro interactions ? Elles peuvent prendre diverses formes. Êtes-vous stupéfait qu’une marque dont vous parlez en ligne, vous écoute, voire mieux, vous réponde ?! Comme vous pouvez le constater, c’est l’une des choses que nous faisons pour Skype. Comme David Armano le faisait remarquer, puisque les gens préfèrent parler aux individus plutôt qu’aux marques, Twitter offre une alternative aux pénibles services clientèle automatisés en humanisant les relations. Toujours selon David, c’est ainsi qu’apparaît le concept de “brandividuals” (marque + individu). Prenez Scott Monty par exemple :  sur Twitter, en plus d’être ‘un mari, un père et un mec plutôt sympa’ @ScottMonty est aussi le représentant de la marque Ford ; en tant que brandividual pour Ford, c’est lui qui humanise la marque Ford.

Mais retournons à nos “micro interactions”. Le second intervenant après David Armano, Stephen Eric de Crispin Porter + Bogulsky a également abordé un sujet similaire avec le concept de “micro idées” : “Démarrez a petite échelle, expérimentez, explorez de nouvelles idées, trouvez un momentum”. Une discussion très intéressante en cette période  de récession économique : Stephen a insisté sur le fait que les “petites idées (micro ideas) enlèvent la pression d’idées plus grandes et plus chères” et il a illustré son point avec l’utilisation par Burger King de l’idée du King : le King était censé être un “one-off” ; le client a apprécié car c’était une “petite idée”. Aujourd’hui on peut dire que le King est un succès qui s’est même exporté dans l’univers des jeux vidéos.

Une autre discussion très intéressante fut celle de Jérémy Dumont, responsable du planning stratégique chez Pourquoi Tu Cours. Il a notamment abordé les nouvelles tendances de l’année 2009 comme le concept d’ “open identity” (profil public en ligne), de “co-construction identity” (vos amis prennent part à votre identité en ligne via les commentaires) et d’”acting identity” (vous êtes ce que vous faîtes – Statuts Twitter, Facebook), mais aussi avec une nouvelle approche de la proximité avec nos semblables (ils ne sont pas nos amis, nous ne les avons probablement jamais rencontré mais nous partageons des choses en commun, une passion, un sujet de prédilection et nous communiquons avec eux sur les médias sociaux).

Je dois dire que j’aime beaucoup le concept de “Acting Identity” : “Tu es ce que tu fais” est probablement la façon dont j’expliquerais Twitter aujourd’hui !

Reblog this post [with Zemanta]

tags: , , , , , ,