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Google Me, le Facebook killer ?
Adam D’Angelo, fondateur de Quora et ancien « Chief Technology Officer » de Facebook entre 2006 et 2008, a confirmé les rumeurs indiquant que Google travaille sur la création d’un réseau social ayant pour ambition de concurrencer Facebook. Il commentait ainsi avec certitude : « Ce n’est pas une rumeur. C’est un vrai projet » et « beaucoup de personnes travaillent dessus. » En parlant de Google : « ils ont réalisé que Buzz n’était pas suffisant et qu’ils ont besoin de construire un réseau social complet de première classe. » Bâti sur le modèle de Facebook, et contrairement aux précédents projets de Google, celui-ci est classé prioritaire. En effet, alors qu’il pensait voir la croissance de Facebook ralentir, Google a réalisé que ça n’était pas le cas et serait par conséquent très inquiet. A suivre…
Les dernières mises à jour de Facebook
En parlant du loup, Facebook continue d’évoluer et a récemment introduit plusieurs nouveautés à son site. Tout d’abord, l’ajout d’une bulle qui apparaît lorsque vous passez votre souris par dessus le nom d’une personne ou d’une page. Celle-ci vous indique directement les amis que vous avez en commun ou ceux qui aiment la page ou le groupe que vous survolez. De quoi économiser quelques clics.
En outre, Facebook a entamé des mises a jours de son outil photo, à commencer par le système de tag qui s’est vu simplifié : le site intègre en effet désormais la reconnaissance faciale à la manière de ce que proposent les appareils photos numériques depuis quelques années. Cet intérêt pour les photos s’explique notamment du fait que 99% des utilisateurs de Facebook y ont téléchargé au moins une image et ce sont pas moins de 100 millions de photos qui sont mises en ligne chaque jour sur la plateforme. On notera par ailleurs le succès recueilli par la fonction tag à l’occasion de la dernière édition du Glastonbury Festival où l’équipe britannique de We Are Social était présente et où 5491 personnes se sont taggées sur une immense photo panoramique du public. Autre changement notable cette semaine : les suggestions de pages faites aux nouveaux inscrits qui ne sont pas sans rappeler celles de Twitter.
La présence des femmes sur les réseaux sociaux
Alors qu’on vous présentait il y a quelques semaines un certain équilibre dans la répartition par sexe des blogueurs, il semblerait que la tendance penche en faveur des femmes lorsqu’il s’agit des principaux médias sociaux. C’est du moins le cas aux Etats Unis où elles représentent 56% des utilisateurs de Facebook et MySpace, et 55% des utilisateurs de Twitter.
Unilever double ses investissements dans le digital
À la manière de PepsiCo, Unilever se veut être un un modèle dans la gestion de sa communication numérique. Par conséquent, de plus en plus à l’aise sur Internet, le groupe a doublé ses investissements dans le digital et investit donc sans cesse davantage dans les médias sociaux. Principal objectif : toujours devancer ses consommateurs afin que « lorsqu’ils arrivent, nous soyons déjà là ». Fidèle à ce crédo, et en mettant de la sorte l’accent sur des démarches pro actives plutôt que réactives, Unilever s’est assuré une présence solide sur les réseaux sociaux. Reste cependant à ne pas perdre de vue ses contenus et à correctement y adapter ses messages afin que cette présence soit synonyme d’efficacité.
Internet, média le plus influent dans les prises de décision des consommateurs
Comme pour donner raison à la stratégie d’Unilever, et en complément de ce que nous vous présentions la semaine dernière, la deuxième édition de l’Indice d’Influence Numérique de Fleishman-Hillard – Harris Interactive nous indique qu’Internet est deux fois plus influent que la télévision et « dix fois plus influent que la presse écrite dans le quotidien des consommateurs ». En effet, l’indice d’influence d’Internet est de 53% pour la France contre 27% pour la télévision, 9% pour la radio et respectivement 6% et 5% pour les magazines et les quotidiens. On peut lire en outre que « 75% des internautes interrogés estiment que les entreprises ayant des comptes de microblog méritent davantage leur confiance que les autres. Ils interprètent cette écoute en ligne comme un signe de l’intérêt de l’entreprise aux besoins et opinions des consommateurs » tandis que « 77% des internautes rapportent un manque de confiance dans le contenu produit par des blogueurs sponsorisés ou payés. Les consommateurs apportent une plus grande crédibilité au contenu « mérité » ».
Les agriculteurs soignent aussi leur e-réputation
Régulièrement attaqués au sein du web social par les défenseurs de l’environnement et des droits des animaux, les agriculteurs américains intègrent à leur tour les médias sociaux afin de défendre leur e-réputation. C’est ainsi que de plus en plus d’entre eux adoptent Twitter, Facebook, Youtube ou ouvrent leur blog afin de raconter leur histoire et partager leur réalité. Cet exemple nous démontre que le soucis de la e-réputation n’est plus le monopole de quelques « digital natives » et peut aussi impliquer des catégories pas nécessairement les plus associées à l’usage des nouveaux médias.
Vos candidats sont également des clients potentiels
Enfin, côté recrutement, la e-réputation des entreprises n’est pas en reste. En effet, d’après Opinion Matters qui a mené l’enquête auprès de 1600 participants, dont 511 recruteurs, le durcissement du marché de l’emploi et l’afflux de candidatures se traduit par un nombre plus important de candidats non retenus et auxquels les entreprises n’accordent pas forcément toute l’attention nécessaire ou attendue. Bilan, certains chômeurs n’hésitent pas employer leur temps libre à partager le fond de leur pensée sur les réseaux sociaux. Alors que 46% des recruteurs aux USA prévoient d’utiliser davantage en 2010 qu’en 2009 les médias sociaux dans leur démarches, c’est un point qu’il ne faudra pas négliger.
Alors que Le Monde vient de publier un article sur l’importance pour les entreprises de soigner leur e-reputation et illustre ses propos avec le cas d’Eurostar qui, depuis le 19 décembre se retrouve face à des milliers de messages critiques postés sur les réseaux sociaux par des passagers, il me semble judicieux de revenir sur la gestion de crise que nous avons mis en place avec Eurostar.

Comme vous le savez, Eurostar a traversé une crise majeure ces derniers jours : cinq Eurostar ont subi des pannes électriques dans le tunnel sous la Manche vendredi soir dernier, et environ 2 000 passagers ont ainsi été coincés pendant de nombreuses heures à bord des trains. Et comme vous pouvez vous en douter, face à un événement de cette nature, les nouvelles se sont très vite répandues sur Twitter et ainsi que sur d’autres médias sociaux, et comme le souligne l’article du Monde :
Des passagers hagards, furieux, ont déversé leur colère en direct sur les télévisions et dans les journaux du monde entier [...] Mais ces passagers ont aussi étalé leur acrimonie sur Internet, en des termes encore plus sévères
Dimanche dernier, Robin Grant, le DG de We Are Social a publié un billet sur la situation d’Eurostar et des médias sociaux que je vous traduis ici car celui-ci va dans le sens de l’article du Monde en question et illustre l’importance pour les annonceurs de mettre en place une stratégie de veille et de réponse en temps réél :
Depuis cet été, nous avons mis en place une stratégie de bouche à oreille autour de leur campagne intitulée «Little Break, Big difference». Dans le cadre de cette campagne, nous avons conçu, construit et géré le blog Little Break, ainsi que la page Facebook et le compte Twitter. Cette campagne a surtout été une campagne de marketing sur les médias sociaux, avec des conversations centrées autour des choses à faire à Paris, Bruxelles et Lille et la différence qu’un «Little Break» peut faire.
Lors de notre première réunion avec Eurostar, nous leur avons parlé, comme nous le faisons avec tous nos clients, de l’importance de mettre en place un programme de veille et de réponse, et de gestion de crise en temps réél et nous leur avons proposé un audit des conversations et du conseil stratégique pour les aider à mettre en œuvre un tel programme. Ils ont tout de suite compris les avantages à long terme d’une telle stratégie. Toutefois, dans la mesure où adapter leurs processus existants à la réalité des médias sociaux aurait eu des implications plus larges à travers l’entreprise, ils ont décidé de commencer petit à petit [comme c'est le cas pour beaucoup d'annonceurs], en utilisant la campagne Little Break, Big Difference comme première expérience de participation à des conversations au sein des médias sociaux.
Il se trouve que quelques jours avant les incidents Eurostar, alors que nous discutions de 2010 avec l’équipe Eurostar, nous avions de nouveau discuté de la nécessité d’un programme de veille et de réponse [...], et que suite à l’expérience positive de la campagne Little Break, Big différence, nous avions reçu le feu vert pour inclure cette activité dans notre proposition pour l’année prochaine.
Et voilà que samedi dernier, la responsable de clientèle Eurostar Sarah me réveille par un coup de fil pour m’alerter de la situation de crise. En effet, en dépit de ne pas avoir d’arrangement formel (ou rémunéré) en place, nous faisons toujours en sorte de faire attention à ce qui se dit en ligne sur nos clients, même pendant les week-ends. Depuis lors, Sarah, Seb, Nathan et moi-même avons travaillé d’arrache-pied pour aider Eurostar à faire face à la situation.
Alors que la crise battait de son plein, une partie de l’équipe We Are Social s’est installée dès samedi 19 au sein du siège de l’Eurostar, à St Pancras, aux côtés d’Emma Harris, leur Directrice Sales & Marketing afin de transmettre les dernières informations aussi rapidement que possible via Facebook et Twitter. Samedi dernier, premier jour de la crise, nous avons également réussi à enregistrer une vidéo de Richard Brown, le Directeur Général d’Eurostar, s’excusant auprès des clients touchés par la situation, entre deux réunions différentes crises et d’interviews télévisées.
Avec une semaine de recul sur la situation, Robin Grant vient de publier un nouveau billet à propos de la gestion de crise Eurostar :
Depuis samedi dernier midi, nous avons continué à informer les clients Eurostar de la situation en utilisant Facebook et Twitter, en actualisant la liste des questions et réponses de manière fréquente puisque la situation changeait rapidement et que de nouvelles questions apparaissaient aussi rapidement au sein des médias sociaux.
Nous avons également enregistré une vidéo de questions et réponses par Nick Mercer, Directeur Commercial d’Eurostar, que nous avons mis en ligne lundi après-midi.
Ce fut une semaine agitée, et entre Sky News qui publiait l’ensemble de nos mises à jour Twitter en «live» sur skynews.com, ou encore P & O Ferries qui utilisait le # Eurostar sur Twitter, nous avons tous beaucoup appris.
Mais ce qui est important surtout c’est qu’il semble que nous avons joué un rôle crucial pour certains des voyageurs qui utilisaient Twitter et Facebook, puisque nous avons pu les aider à obtenir les dernières informations sur la situation.

Jessouw
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