Here are all of the posts from mars 2010.
Cette semaine, faute de temps, c’est une traduction du Monday Mashup #20 de mon collègue Jordan que je vous propose. Et l’on démarre par LE sujet de ce début d’année, déjà abordé ici lors de la Revue du Lundi #5, à savoir la géolocalisation…
Tuenti se lance sur le segment de la géolocalisation
Le réseau social espagnol Tuenti, souvent surnommé le Facebook d’Espagne vient d’introduire une fonctionalité de géolocalisation intitulée Lieux Tuenti (“Tuenti Sitios” en espagnol) qui va permettre aux utilisateurs de rajouter un lieu local, d’intéragir avec ce dernier, de rajouter des images du lieu ou encore de publier une revue à propos du lieu en question. Chaque « Lieu Tuenti » (ex : bars, clubs, restaurants) bénéficiera d’un espace unique dédié à l’intéraction avec ses utilisateurs, et à la différence de Facebook il n’y aura pas de duplicata possible des lieux.
Selon TechCrunch, cette stratégie est très différente de celles de Gowalla, Yelp, Foursquare ou encore de l’Espagnol 11870 [ou du français Dis moi où] qui ont eux bâti leur communauté à partir d’une postulat de géolocalisation :
Tuenti a commencé par construire une très large communauté, extrêmement segmentée et maintenant ils introduisent une fonctionnalité de géolocalisation, ce qui est « social » par nature, mais surtout, ceci va leur permettre de compter sur leurs 8 millions de membres actifs pour documenter les lieux. Tuenti promet d’obtenir très rapidement la mise en ligne de milliers de pages locales très dynamiques et ne tardera pas à offrir des fonctionnalités de type « check-ins » à la Foursquare.
Il sera intéressant de comparer les fonctionnalités de géolocalisation de Tuenti avec celles tant-attendues de Facebook.
Les voyageurs d’âge moyen, acteurs de la révolution sur les médias sociaux
Selon le rapport « The Social Travel » réalisé par l’agence média indépendante Total Media, l’industrie des vacances est confrontée à une social media revolution et les voyageurs d’âge moyen sont en train de façonner les opinions des consommateurs à propos des meilleurs hotels et des destinations touristiques.
Ce rapport, basé sur un échantillon de 1375 personnes, souligne ce que beaucoup soupçonnaient depuis longtemps:
Les avis à propos des vacances écrits par des inconnus sur des sites indépendants tels que TripAdvisor, les résultats de recherche sur Google et les conseils de bouche à oreille de la part de la famille et des collègues ont plus d’influence que les brochures, la publicité, les revues de presse et les conseils des agents de voyage.
Voici quelques uns des points les plus intéressants de cette étude :
- Presque la moitié des voyageurs de plus de 45 ans utilisent des sites web pour recommander ou prévenir d’autres voyageurs en postant un avis
- 25% of des voyageurs britanniques déclarent que les commentaires laissés online par des inconnus les aident à déterminer leurs plans pour les vacances
- Presque 70% des consommateurs utilisent Internet pour réserver leurs vacances
- Expedia est le site en ligne le plus populaire pour planifier les voyages longs (plus de 5 nuits) avec 25% de PDM, suivi de TripAdvisor et Lastminute.com avec 22% de PDM
La Bulle des Médias Sociaux
La semaine dernière, Umair Haque, Directeur d’Havas Media Lab a avancé une hypothèse dans la Harvard Business Review:
Malgré toute l’excitation autour des médias sociaux, Internet ne nous connecte pas autant que nous le pensons. C’est en grande partie le domicile des connections faibles, artificielles, de ce que j’appelle des relations minces.
Son article est intéressant et son hypothèse est basée sur le fait que la haine, l’exclusion et la marginalisation sont en plein essor en ligne alors qu’au contraire, la confiance ne s’est pas améliorée, ni la valeur des relations.
Son hypothèse a créé tout un débat et a généré environ 188 commentaires de lecteurs et presque 50 billets en réponse. A noter, deux billets intéressants qui proviennent de Bud Caddell sur le blog What Consumes Me ainsi qu’une note assez longue de Stowe Boyd and the / messengers.
Au final, l’argument d’Umair sur la dévaluation des relations humaines liée aux médias sociaux est assez gigantesque et ne semble pas nécessairement s’appuyer sur des études empiriques. Ceci dit, il est certainement rafraîchissant (et souhaitable) de voir que l’industrie des médias sociaux sait prendre du recul de temps en temps sur le sujet des relations humaines en ligne.
Notez la date dans vos agendas : ce samedi 27 mars aura lieu Earth Hour 2010, un évènement mondial au cours duquel les individus, entreprises et édifices les plus célèbres du monde éteindront leurs lumières pour une heure à 20h30.
Tout comme en 2009, nous collaborons avec le WWF (UK) afin d’inciter les blogueurs à générer du bouche à oreille à propos de l’évènement Earth Hour, et d’encourager les internautes à rejoindre le mouvement et ainsi envoyer un message clair aux gouvernements du monde : les problématiques liées au dérèglement climatique doivent être traitées en urgence.
En travaillant tous ensemble, nous espérons pourvoir dépasser les résultats de l’an dernier, où des centaines de millions de personnes dans plus de 3 000 villes et villages dans plus de 83 pays avaient participé à l’opération.
Si vous avez un blog, un compte Twitter ou que vous êtes sur Facebook, faites un geste et bloguez à propos de l’évènement Earth Hour, ou encore mieux, incitez vos lecteurs, amis, familles, collègues à s’impliquer eux aussi.
Et si vous souhaitez vous investir d’avantage, le WWF Français a développé du contenu que vous pouvez utiliser :
- Invitez vos amis via Facebook à faire une « Grande Pause » pour célébrer Earth Hour
- Téléchargez le Calendrier de l’Avant Earth Hour
- Suivez la Climateweek et partagez vos idées grâce au Live blogging
- Ajoutez les bannières WWF – Earth Hour sur votre blog ou un Twibbon sur votre avatar Twitter
- Participez au grand concours photo Earth Hour
Et si rien de ceci ne vous tente, il y a plein d’autres façons de montrer votre soutien et de prendre part au projet.
Chaque contribution, si petite soit-elle, est importante (même re-tweeter ce poste en n’oubliant surtout pas le hashtag #earthhour !), alors on compte sur vous, aidez-nous en affichant votre soutien. Plus nous aurons d’inscriptions, plus nous pourrons montrer aux gouvernements de tous les pays que les citoyens du monde prennent très au sérieux le réchauffement climatique et le crient très fort !
L’évolution des médias à l’heure du digital fut largement abordée et débattue au cours de la seconde journée de la Conférence M2C. Pour Joshua Benton, Nieman Journalism Lab, les médias sociaux donnent matière à repenser ce qui se fait actuellement dans le print. Kevin Anderson, The Guardian, évoque également ce point : les médias sociaux ne sont pas une menace pour la presse écrite mais plutôt une opportunité de repenser le métier, de faire de la mise à disposition d’information pertinente un véritable service. Le son de cloche est à peu près le même chez Bruce Rogers, Forbes, qui ajoute que le digital et le print sont deux médias qui se « consomment » de façon différente et que de créer une copie digitale de ce que l’on fait en matière de presse écrite n’est pas la solution. De manière tout à fait anecdotique, c’est ce moment qu’a choisi Twitter pour soumettre à mes yeux des informations contraires à cette vision.
En télévision, l’idée semble être à peu près la même, à l’instar de ce que nous avait déjà dit Violette sur la question dans son billet « Internet, sauveur du petit écran ». Selon Karin Timpone, ABC/Disney, le média cathodique doit fonctionner avec et non pas contre Internet, en créant des contenus télévisuels qui soient adaptables aux médias sociaux.
Oke Müller, Planneur stratégique chez TBWA, affirme quant à lui que la télévision favorise l’engagement sur les médias sociaux. En effet, la télévision permet de construire une histoire, de la crédibiliser auprès du public qui peut ensuite la raconter sur les médias sociaux. L’agence a d’ailleurs appliqué ce processus à une campagne lancée pour Pedigree Pal en communiquant tout d’abord sur le média traditionnel autour de sa fondation à but non lucratif pour l’adoption d’animaux de compagnie afin de se donner une vision, une crédibilité et une profondeur. Puis la campagne s’est transformée en actions concrètes sur les médias sociaux. Par exemple, pour chaque nouveau fan ajouté sur la page Facebook dediée, Pedigree Pal reverse l’équivalent d’une gamelle de nourriture pour nourrir les animaux en attente d’adoption. Et selon le publicitaire, c’est l’assise de cette histoire à la télévision qui a permis son développement en matière digitale.
Outre la thématique des médias à l’ère digitale, beaucoup d’autres choses que je n’aurai pas le loisir de développer ici se sont passées et se sont dites lors de cette seconde journée, je pense notamment à la présentation de Marc Davis sur la notion du Web4.
Mais aussi à l’intervention d’Aarti Gurnani, Cisco, selon qui les médias sociaux doivent faire partie intégrante de la culture d’entreprise : une communication B to B sur les médias sociaux n’est pas l’affaire d’un seul homme, mais de chaque salarié. Ainsi, voilà plusieurs année que Cisco s’est doté en interne de l’équivalent d’un Facebook d’entreprise où chaque employé a un profil personnel et peut échanger au sein d’une plateforme de discussion qui compte près de 80 000 messages postés. A ce jour Cisco dénombre pas moins de 12 000 blogueurs parmi les salariés de l’entreprise.
La première journée de la conférence M2C qui se déroule en ce moment à Paris fut rythmée d’études de cas plus intéressantes les unes que les autres. A commencer par une présentation de Michael Aidan, Global Brand Director chez Danone, qui est revenu sur le buzz généré autour des Baby Rollers d’Evian et qui a permis à la marque de retrouver une image au niveau global ainsi que d’accroître ses ventes de manière significative (+7% pendant l’opération et +5% les mois suivants).
On retiendra également les cas de Coca-cola, Walmart ou encore Dunkin’Donuts. Chez Coca-cola et Dunkin’Donuts, l’approche des médias sociaux est la même : fondée sur l’engouement des fans autour de la marque. Ils deviennent eux-mêmes la marque par leur appartenance à une communauté dans laquelle ils sont accueillis, écoutés. Ainsi, quand Coca-cola vous demande de prendre en photo la prochaine cannette que vous allez consommer, Dunkin’Donuts vous invite à vous prendre en photo avec son fameux Coffee Coollata pour mieux vous élire ‘fan de la semaine’ sur leur page Facebook.
Manish Metta, Vice President, Global Online chez Dell, nous a, quant à lui, rappelé les fondamentaux des médias sociaux tout en introduisant dans son discours la notion d’intimité. Les médias sociaux permettent en effet, en opposition aux médias de masse, la création d’une intimité possible si l’on pense en fonction de groupes. Reste à déterminer les groupes pertinents pour sa marque, personnaliser l’approche en fonction du contexte de l’individu, et, bien sûr, écouter et répondre, en d’autres termes, être humain. Toutefois, au-delà recueillir des feedbacks, Manish Metha va plus loin et suggère qu’il faille demander aux individus leurs suggestions, leurs idées.
Ceci nous amène à l’élément clé de cette journée : s’impliquer sur les médias sociaux pour prendre des décisions qui impactent l’activité d’une marque, autrement dit : faire des médias sociaux un levier qui permet l’action concrète au-delà de l’engagement dans les conversations. On a notamment retrouvé cette idée commune, chez Dell, comme mentionné précédemment, mais également avec Carlos Diaz de Blue Kiwi, qui nous indique que la prochaine étape après l’engagement, c’est le « Social Advantage » autrement dit l’action basée sur ce que l’on retire de son expérience en ligne : « turn conversations into decisions ». Cela donne par exemple la création chez Starbucks du « Splash stick », petit accessoire qui permet d’éviter de renverser son café à emporter et qui fut créé sur la suggestion d’un client.
La même tendance se développe actuellement chez Lego, comme nous l’a expliqué Peter Espersen. La marque semble tellement à l’aise sur les médias sociaux qu’on pourrait presque dire qu’ils en sont à faire du marketing 3.0. En effet, plus question ici de donner le pouvoir aux individus puisqu’ils l’ont déjà, une simple recherche sur Flickr ou YouTube nous permet de mesurer la qualité de présence de la marque en ligne. Ainsi encore une fois, il s’agit plutôt de savoir comment tirer partie d’un engouement déjà existant. Cela se traduit notamment par un programme d’ambassadeurs certifiés, par le mise en avant des « lead users ». Ce sont des fans qui permettent de mettre en place des activités alternative tels qu’un magazine intitulé « Brick Journal » financièrement supporté par Lego, ou encore leur plateforme Lego Design by Me, sur laquelle les passionnées peuvent soumettre leurs idées à la marque.
Enfin, je tiens à mentionner l’intervention très académique, mais néanmoins brillante et largement saluée, de Steve Know, Procter et Gamble Tremor. Sur la base d’études cognitives, il nous a enseigné les différents moyens qui permettaient de générer du bouche à oreille en jouant sur les schémas de pensée des individus. Il a par ailleurs eu l’honnêteté de dire haut et fort que faire du buzz marketing était clairement une perte d’argent quand le « brand advocacy » était la nouvelle mesure du marketing, soutenant le fait que les conversations faisaient partie intégrante de l’ADN humain. Il va s’en dire que cela fait largement écho à la philosophie que nous avons toujours développée chez We Are Social.

Ottavio Nava, Stefano Maggi, Gabriele Cucinella – Directeurs associés, We Are Social Italie
Petite exception en ce lundi 22 mars : la revue du lundi habituelle est remplacée par une annonce dont nous sommes tous très fiers chez We Are Social… Les Sherlock Holmes en herbe parmi vous auront certainement remarqué qu’un drapeau italien est apparu aujourd’hui en haut à droite de notre site. Et cette fois, contrairement au drapeau allemand déjà présent, il s’agit bien plus qu’une simple traduction de notre site.
Il y a environ six mois, nous avons eu la chance d’être contactés par trois charmants gentlemen italiens – Stefano Maggi (@ stefanomaggi), Gabriele Cucinella (@ gabcuc) et Ottavio Nava (@ ottavionava) – qui travaillaient à l’époque pour Agency.com à Milan, où Stefano était planneur stratégique alors que Gabriele et Ottavio dirigeaient les efforts autour des médias sociaux. Ils ont aimé ce que We Are Social faisait au Royaume-Uni, et voulaient savoir quels étaient nos plans pour l’Italie. Quelques discussions plus tard nous nous sommes aperçus qu’entres autres choses, nous avons une vision commune de la manière dont les marques peuvent et surtout doivent utiliser les médias sociaux.
Alors, une chose en entraînant une autre, Nathan, Robin et moi-même sommes très heureux d’annoncer le lancement de We Are Social Italie et de fait, notre troisième bureau européen à Milan seulement trois mois après le lancement de We Are Social France.
Avec désormais des bureaux à Londres, Paris et Milan, notre capacité à mener des campagnes internationales et à conseiller nos clients pour des stratégies européennes a fortement augmenté. Et tout aussi important, nous sommes absolument ravis d’avoir maintenant à bord Stefano, Gabriele et Ottavio. Avec leur aide et leur participation, c’est sûr que We Are Social va pouvoir passer à la vitesse supérieure.
N’hésitez pas à venir saluer Ottavio, Gabriele et Stefano sur le post inaugural du blog We Are Social Italie ou bien sur le compte Twitter @wearesocialit.
Selon une nouvelle étude réalisée aux Etats-Unis par Chadwick Martin Bailey et iModerate, les internautes qui sont fans d’une marque sur Facebook ou qui suivent une marque sur Twitter (« followers ») sont plus susceptibles, d’une part, de recommander cette marque à leurs amis, et d’autre part de passer à l’achat eux-mêmes. Ainsi plus de 50% des utilisateurs de Facebook et 67% des utilisateurs de Twitter interrogés sont prêts à investir depuis qu’ils sont fans.
Ces chiffres confortent les résultats trouvés par la RAMA (Retail Advertising and Marketing Association) dans leur étude sur les habitudes Internet des utilisateurs des médias sociaux. En effet, cette dernière a trouvé que les utilisateurs des médiaux sociaux étaient plus susceptibles de partager leurs recherches et de recommander des produits qu’ils ont aimés à leurs amis que les individus qui ne sont pas présents sur les réseaux sociaux.

Ces études ont été menées aux Etats-Unis mais quand on sait, comme l’avait montré Aurélien avant-hier dans son article sur le CRM sur Facebook que Facebook était le second site le plus visité en France sur la dernière semaine de janvier, on comprend que le potentiel pour les marques est également énorme en France.
Mais être présent de manière active sur ces réseaux n’est pas seulement une question de promesses d’achat et de chiffre d’affaires immédiat. L’étude de Chadwick Martin Bailey montre que les marques qui ne sont pas présentes sur les réseaux sociaux pourraient souffrir d’un déficit d’image conséquent : toutes les catégories d’âge interrogées dans l’étude ont ainsi déclaré que ces marques sont en train de passer à côté de leurs clients.
Get Satisfaction, la plateforme interactive de relation client a annoncé la semaine dernière que son outil de CRM était désormais intégrable sur les pages fans de Facebook via son nouveau service, le Facebook Social Engagement Hub.
La marque POM Wonderful est l’une des premières à avoir intégré un Facebook Social Engagement Hub, permettant ainsi à ses fans présents sur Facebook de remonter diverses questions, mais aussi de suggérer des innovations produits ou encore de faire part des problèmes rencontrés.
Les entreprises utilisatrices du Facebook Social Engagement Hub peuvent ensuite traiter, analyser et faire un reporting des feedbacks des consommateurs reçus sur Facebook puisque le hub Facebook est synchronisé avec l’interface web privée de l’entreprise sur Get Satisfaction.
Aux US, selon une étude publiée par Hitwise, Facebook aurait dépassé Google et serait devenu le site le plus visité au cours de la semaine dernière. En 2009 en France, et selon Médiamétrie, Facebook était le 5ème site en termes d’audience et le 7ème site en termes de visites. Sur la dernière semaine de janvier 2010, Facebook était le second site le plus visité en France selon Hitwise. Devant l’importance croissante de Facebook, on comprend dès lors l’intérêt qu’ont les marques de positionner leur CRM au coeur du réseau social.
Intégrer un outil de CRM au sein d’un réseau social tel que Facebook permet, entre autres, à une marque d’augmenter l’attractivité et de l’intérêt des pages Facebook pour les fans/membres de la communauté, de canaliser les conversations qui la concernent en initiant un échange en direct, et de ce fait de réduire la potentielle dispersion des conversations sur d’autres plateformes qu’elle ne maîtrise pas.
Et l’apparition de ce type de services – à mi-chemin entre le service client et le community management – lance le débat de la succession du Customer Relationship Management (CRM) par le Social Relationship Management (SRM).
Une revue du lundi qui met notamment en avant la tendance 2010 qu’est la géolocalisation et ses applications marketing…
Foursquare & Gowalla au coeur du Festival SXSW
Alors que des milliers de technophiles/geeks débarquaient à Austin au Texas, vendredi dernier pour le début du volet nouveaux médias du Festival South by South West 2010 (SXSW), le nombre de « check-ins » sur Foursquare explosait. A tel point que le traditionnel badge Foursquare « Swarm » (« essaim ») disponible lorsque 50 personnes se retrouvent à un seul et même endroit à été remplacé pour l’occasion par un badge « Super Swarm » (« super essaim »). Foursquare, qui vient de fêter sa première année et qui compte près d’un demi-million d’utilisateurs, se retrouve pourtant face à une concurrence accrue, et notamment de la part de Gowalla, qui selon TechCrunch serait aussi populaire que Foursquare, au moins à Austin.
La tendance à la géolocalisation : Twitter et Facebook aussi
Les réseaux sociaux basés sur la géolocalisation tels que Foursquare et Gowalla font beaucoup de bruit à Austin depuis quelques jours et au sein du web social depuis plusieurs mois. Ce n’est donc pas une surprise que de voir arriver des acteurs comme Twitter et Facebook arriver sur ce segment porteur qu’est la géolocalisation. Du côté de Facebook, il semblerait qu’il faille attendre le mois prochain pour voir débarquer la géolocalisation sur le réseau social. Avec un quart de ses utilisateurs qui utilisent Facebook depuis un mobile, on comprend l’intérêt de la géolocalisation pour le réseau social . Du côté de Twitter, cela fait déjà une semaine qu’aux tweets mettant en avant un endroit géographique est rajouté une Google Map de l’endroit d’où le tweet a été écrit. A noter d’ailleurs qu’à l’occasion de SXSW, les créateurs de Twitter ont lancé un site de géolocalisation permettant de suivre à la trace les employés de Twitter pendant le festival !
Starbucks récompense ses clients via Foursquare
La chaîne de cafés Starbucks, déjà reconnue pour sa participation active au sein des médias sociaux (MyStarbucksIdea.com et Twitter, entre autres) utilise maintenant Foursquare pour récompenser ses clients. Les clients Starbucks pourront ainsi gagner le Foursquare Barista Badge spécialement créé pour la chaîne de cafés après avoir visité cinq cafés Starbucks différents. Pour Chris Bruzzo, Vice-Président marque, contenu et digital de Starbucks :
C’est là où l’intersection entre le digital et le physique commence à devenir intéressant [...] Starbucks trouve cela intéressant parce que nous sommes toujours en quête de cette intersection, car nous pensons qu’elle représente l’évolution des réseaux sociaux
Foursquare sur le point de lancer Foursquare Analytics
Starbucks l’a bien compris : Foursquare est un excellent moyen de faire converger réseaux sociaux et vie réelle, et offre un potentiel immense pour les commerces : le restaurant du quartier peut ainsi attirer les passants qui « check-in » dans leurs alentours sur Foursquare en leur promettant un dessert ou un café gratuit par exemple.
Dans cette perspective, Foursquare s’apprete à lancer Foursquare Analytics afin de permettre aux commerçants de mieux gérer leur clientèle en leur donnant des informations sur le comportement de ces derniers. Selon le NY Times, ce nouvel outil permettra aux commerçants de connaitre en temps réel les utilisateurs de Foursquare qui ont « checked-in » dans leur commerce, les clients les plus fidèles, leurs heures d’arrivée, le ratio hommes-femmes, ceux qui avaient l’habitude de venir et ont arretés, ce qui permettra aux commerçants de mettre en place des offres spéciales pour ces derniers par exemple.
Arto Joensuu, Head of Digital Marketing chez Nokia, et le reste de son équipe Search & Social Media répandent le message selon lequel la conversation est la nouvelle mesure de conversion chez Nokia et au-delà :
Les marques intelligentes comprennent la notion de co-création de pratiques sociales avec les clients et les prennent en compte lorsque celles-ci prennent vie dans des contextes d’utilisation spécifiques d’un produit. Ces conversions conversationnelles représentent l’avenir du succès d’une marque car elles naissent de plaidoyers. Les conversations sont de ce fait pour nous la nouvelle unité de mesure que les marques intelligentes vont commencer à mesurer.
Twitter dépasse les 10 milliars de tweets
Jeudi dernier, quelques heures après la diffusion de l’émission Envoyé Spécial dédiée à la Révolution Twitter sur France 2, les compteurs de la plateforme de micro-blogging annonçaient le 10 milliardième message sur Twitter. Petit rappel: le milliard de tweets avait été atteint en novembre 2008.
Les petites et moyennes entreprises se lancent sur les réseaux sociaux
Une étude publiée par l’université du Maryland révèle que l’utilisation des médias sociaux par les petites et moyennes entreprises est en constante hausse depuis deux ans et a atteint les 24% en décembre dernier. Près de 60% des sondés pensent d’ailleurs que les campagnes sur les médias sociaux ont répondu à leurs attentes et pour 75% de ces petites entreprises, les prévisions de retour sur investissent sont déjà dépassées ou proches de l’être.
La page Facebook de Bing s’offre 400 00 nouveaux fans grâce à Farmville
J’avais déjà évoqué la popularité de l’application Farmville dans un article précédent : avec plus de 69 millions d’utilisateurs mensuel, Farmville est l’application la plus populaire de Facebook.
Cette popularité n’a pas laissé les marketeurs de Bing, le moteur de recherche de Microsoft, de marbre puisqu’ils ont eu l’idée d’installer une bannière sponsorisée à l’intérieur du jeu Farmville, invitant les utilisateurs à devenir « fans » de la page officielle Bing sur Facebook en échange de monnaie Farmville. Résultat ? En 24h, Bing s’est offert 400 000 nouveaux fans sur sa page Facebook.
Tempérons cependant ces résultats en ajoutant que ce chiffre ne représente que 1.5% du nombre total d’utilisateurs de Farmville. Et surtout, on peut s’interroger sur la pérennité d’une telle stratégie qui consiste à « acheter des fans » et sur le taux de conversion associé : quelle part de ces agriculteurs virtuels ont réellement téléchargé le moteur de recherche Bing ?





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