Here are all of the posts from février 2010.

Google intègre Facebook en temps réel

by Camille Jouneaux le 25 février 2010 à 19:32

Entre l’apparition des tweets dans les pages de Google et la thématique du Web 09, l’importance du web en temps réel ou “real time web” n’était déjà plus à dementir en 2009. Et Google qui vient d’annoncer l’indexation au sein de Google Live Search des contenus mis à jour sur les pages fan de Facebook ne fait que confirmer cette tendance.
Evan Sketch
A partir d’aujourd’hui, les liens, les mises à jour de statuts, les photos et vidéos que marques partageront sur les 3 millions de pages Facebook seront donc indexés en temps réel sur Google Search. A noter toutefois que les observations faites par des fans ne seraient semble-t-il pas indexées dans Google.

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Le mobile, avenir des réseaux sociaux ?

by Aurélien Fonteneau le 24 février 2010 à 12:37

Alors que l’édition 2010 du Mobile World Congress s’est achevée il y a tout juste une semaine, j’en profite pour vous faire part de mes impressions.

Si cette année le salon a été celui de l’intensification de la bataille des Operating Systems (pas moins de cinq annonces: Meamo, Bada, Window 7 Mobile, Wholesale Applications Community…), j’y ai également vu de nombreuses innovations en termes de social media sur mobile.

Géolocalisation et l’instantanéité, attributs du mobile social media

Avec la démocratisation des forfaits data, les services traditionnels de chat par SMS ont été remplacés par des services sociaux plus interactifs, permettant le partage et échange d’information en temps réel avec ses communautés. Que ce soit sur les déclinaisons mobiles de Twitter ou de Facebook (qui a profité du MWC pour annoncer Facebook Zero) ou sur des réseaux sociaux totalement mobiles comme Foursquare.

Au delà du service de partage de localisation en temps réel, Foursquare permet à ses utilisateurs de recommander/déconseiller un lieu à leurs amis via les “tips”, commentaires qu’ils peuvent ajouter à chaque géolocalisation (ou “check-in”). Ainsi, l’opportunité pour les marques de devenir proactives en se géolocalisant elles-mêmes (restaurant, magasin, siège social) et en impliquant leurs parties prenantes comme l’a fait le NY Time pour les JO de Vancouver est forte. Idéal pour améliorer la visibilité de la marque et attirer de nouveaux consommateurs.

Autre exemple en Afrique du Sud, où 29% de la population utilise les réseaux sociaux mobiles quotidiennement, avec le réseau social The Grid dont le concept repose sur la géolocalisation “sociale” puisque le contenu produit par les amis de l’utilisateur s’affichent sur une carte GPS.

Les réseaux sociaux sur le web permettaient de partager et d’interagir avec sa communauté, et le mobile apporte l’instantanéité et la géolocalisation. Cela fait sens quand on sait que le mobile est le premier média de masse totalement personnel et toujours à portée de main (deux des huit attributs du média mobile dictés par le théoricien Tomi Ahonen).

Le mobile, acteur du changement social

De tous les services mobiles présentés et annoncés lors du Mobile World Congress ceux qui ont retenu le plus mon attention sont ceux qui favorisent le changement social et qui ont un impact sur l’écosystème social dans lequel ils évoluent.

Dans les pays émergents où l’Internet mobile est plus accessible que le web (400 millions d’abonnés pour le marché Africain fin 2009, soit plus que celui de l’Amérique du Nord), le mobile est un réel améliorateur du quotidien pour les citoyens.

Le projet Nokia Money présenté lundi 15 en partenariat avec Obopay, favorise les transactions entre humains. Le pilote a été lancé il y a quelques mois à Pune en Inde et devrait être étendu au reste du pays dans le courant de l’année: c’est un nouveau moyen de sécuriser les transactions et de fournir une alternative dans un pays ou la majorité de la population n’est pas bancarisée.

En Palestine, Souktel aide les jeunes en recherche d’emploi grâce à un service d’envoi de CVs sur SMS, qui permet ainsi d’éviter les déplacements jusqu’aux agences d’emploi dans un pays où les trajets sont difficiles.

Rede Jovem est un service brésilien de cartes GPS contributives qui permet aux habitants des favelas de créer leurs propres cartes et ainsi suppléer aux manques de Google Maps.

Le mobile comme levier de changement social, un constat également confirmé par Cherie Blair qui a présenté à Barcelone son rapport Women and Mobile: A Global Opportunity, qui conclut que les technologies mobiles favorisent l’émancipation des femmes dans les pays émergents, aussi bien financièrement que socialement.

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Interview de Sandrine par FrenchWeb

by Camille Jouneaux le 23 février 2010 à 12:43

Dans le cadre des interviews que FrenchWeb.fr réalise régulièrement pour présenter les différent acteurs français du net, Richard Menneveux a eu la gentillesse d’interviewer Sandrine à l’occasion de l’arrivée de We Are Social en France. C’était notamment l’opportunité de faire un point sur les différences entre le marché français et le marché anglosaxon et de revenir sur notre expertise stratégique des médias sociaux :

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La revue du lundi par We Are Social #2

by Sandrine Plasseraud le 22 février 2010 à 11:52

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Pleaserobme.com aka la liste des logements vides via Foursquare
Alors que les réseaux sociaux basés sur la géolocalisation et le jeu, du type Foursquare (1 millions de “check-ins” par semaine), Gowalla ou encore Open Playce sont au coeur de l’actualité du web social depuis plusieurs mois, le site PleaseRobMe met en évidence les dangers liés à la publication d’information de géolocalisation sur Internet.

Les développeurs Néerlandais à l’initiative du site insistent sur le fait que leur intention n’a jamais été de favoriser les cambriolages mais plutôt de sensibiliser le public. En effet, comme ils le soulignent,

D’un côté, les gens laissent les lumières allumées chez eux lorsqu’ils partent en vacances, mais de l’autre côté, ils annoncent haut et fort à qui veut l’entendre sur le Net qu’ils ne sont pas chez eux

A méditer donc avant de faire votre prochain “check-in” sur Foursquare, d’autant plus que certains assureurs parlent dejà d’augmenter les franchises des utilisateurs de réseaux sociaux

Facebook annonce Facebook Zero pendant le Mobile World Congress
Après avoir annoncé la semaine précédente que plus de 100 millions de personnes utilisaient Facebook tous les mois depuis leur téléphone portable, Facebook a profité du MWC qui avait lieu la semaine dernière à Barcelone pour communiquer à propos du lancement de Facebook Zero. Brandee Barker, un porte-parole de Facebook répond à Tech Crunch :

“Zero” est une version allégée de m.facebook.com qui omet les données des applications intensives telles que les photos. Cette version sera lancée dans les prochaines semaines et nous en parlons à MWC comme un moyen de rendre Facebook disponible via le web mobile, partout dans le monde et qui va permettre aux opérateurs d’encourager encore plus l’accès à Internet via le mobile

Avec plus de 400 millions d’utilisateurs dans le monde, Facebook étudie bien évidemment les opportunités de croissance et dans la mesure où dans de nombreux pays les gens n’ont pas accès à Internet, Facebook Zero semble offrir d’excellentes perspectives.

Sony Ericson fait tweeter un arbre au Mobile World Congress
Continuons sur le sujet du Mobile World Congress. Il y a une semaine, je vous parlais de Mattel et du lancement de Puppy Tweet, un collier permettant aux chiens de compagnie de tweeter leurs humeurs. Cette semaine c’est au tour d’un arbre qui tweete depuis le Mobile World Congress de faire la Une, preuve s’il en fallait que les objets communicants sont sur le point d’envahir notre quotidien.

Google Buzz vs Facebook vs MySpace vs Twitter by Jeremiah Owyang
Et parce que l’histoire de Google Buzz est loin d’etre terminée, et que même Robert Scoble commence à retourner sa veste à propos du service, je vous invite à lire l’analyse comparative que Jeremiah Owyang a réalisé à propos de Google Buzz, Facebook, MySpace et Twitter.

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Les seniors et les médias sociaux

by Pauline Banzet le 18 février 2010 à 17:39

Une des nombreuses idées reçues au sujet des médias sociaux est liée à l’âge des utilisateurs. Croire que seuls les jeunes utilisent les médias sociaux est en effet une erreur. Selon l’étude publiée récemment par 2803.fr, l’âge moyen d’un usager des réseaux sociaux en France est de 35,5 ans (37 ans aux Etats-Unis), avec des disparités selon les réseaux : 33,3 ans de moyenne pour les utilisateurs de Facebook, 36,4 pour Twitter ou encore 38,3 pour Copains d’Avant.

Il est également intéressant de constater que la présence des baby-boomers sur les médias sociaux a augmenté de plus de 50% depuis 2007. Alors que moins d’un tiers des 44-62 ans avaient un profil sur un réseau social en 2007, ils étaient plus de 50% à la fin 2009. Et leurs seniors, de 63 à 75 ans, ne sont pas en reste non plus puisque plus d’un tiers d’entre eux sont présents sur les réseaux sociaux à la fin 2009.

Ainsi, comme le soulignait Baptiste Roynette dans un article récent, aux Etats-Unis, il y a plus de 7 millions d’individus sur Facebook qui ont plus de 55 ans, soit 6% de la population Facebook aux US (en France, ce chiffre est à ce jour plus faible : 3,6%, ce qui s’explique sans aucun doute par l’arrivée de Facebook en France quelques années après son lancement aux US).

Alors certes, les seniors débarquent en force sur les réseaux sociaux mais leurs usages en ligne sont trés différents de ceux de leurs juniors, comme l’on peut le voir via l’outil de profiling des consommateurs de Forrester :

Sans titre

C’est ainsi qu’en France seulement 5% des plus de 55 ans sont créateurs de contenu personnel sur Internet contre 12% pour la population française dans son ensemble, et que 37% sont spectateurs et se contentent ainsi de consulter du contenu sur Internet aux travers de blogs, forums, podcasts (38% au total de la population).

En conclusion, tout comme le phénomène des “connected mums”, les seniors, même s’ils ne représentent encore que 8% des utilisateurs de réseaux sociaux en France, constituent un phénomène intéressant à suivre, et ce d’autant plus que leurs usages des médias sociaux ne peuvent que se développer.

Fred Cavazza annonçait il y a quelques temps que certains pays avaient déjà commencé à créer des réseaux sociaux spécialement dédiés aux seniors, comme l’Australie et le Grandparents Network. A noter que des réseaux sociaux pour les seniors existent aussi en France : Beboomer, le réseau social des plus de 45 ans en est un exemple.

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La revue du lundi par We Are Social #1

by Sandrine Plasseraud le 15 février 2010 à 15:16

A l’instar de nos collègues londoniens et de leurs “Monday Mashup“, voici une nouvelle rubrique hebdomadaire au sein de laquelle, chaque lundi, nous ferons une revue de ce qui nous a marqué la semaine précédente au sein des médias sociaux.

Google lance Google Buzz et rachète Aardvark
La  rumeur selon laquelle Google était sur le point de lancer une fonctionnalité de mise à jour de statut sur les réseaux sociaux via Gmail a démarré le 8 février, et depuis le lancement de Google Buzz il y a 5 jours, le buzz ne s’est justement pas arrêté. Alors certes, ce buzz n’a pas toujours été positif : certains comme Robert Scoble ont rapidement listé les raisons pour lesquelles le service était voué à l’échec, d’autres ont critiqué le service sur les aspects liés à la protection des données, à tel point que les rumeurs selon lesquelles Google arrêterait Buzz faisaient rage sur le net.

Pendant que ces rumeurs se propageaient, Google fort du feedback des utilisateurs de Buzz faisait évoluer le service en temps réel. Aujourd’hui Ben Parr, le co-éditor de Mashable prend position :

Avec Buzz, Google a finalement compris les médias sociaux, même s’il y a eu quelques soucis au passage. Et en conséquences, il se pourrait bien que les médias sociaux en tant qu’outils et industrie s’en voient changés à tout jamais

Ce qui est certain c’est qu’avec une base d’utilisateurs (Gmail) déjà présente, à l’instar des Twitter ou Friendfeed, Google Buzz a le pouvoir d’apporter la communication en temps réel à des millions d’individus et de devenir ainsi un réseau social à part entière. Le 11 février, Google Buzz annonçait déjà plus de 9 millions de billets publiés sur le service.

A noter également, une autre nouvelle qui du coup a fait moins de bruit cette semaine mais qui confirme le souhait de Google de se positionner comme un acteur majeur du social web : le rachat de l’outil de recherche sociale Aardvark.

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Un partenariat entre le NY Times et Foursquare pour les Jeux Olympiques
Les Jeux Olympiques de Vancouver ont démarré le 12 février et à cette occasion le New York Times s’est allié à Foursquare pour offrir du contenu : c’est ainsi que les journalistes du Times proposent leurs recommandations sur la vie vancouveroise : restaurants, vie nocturnes ou encore magasins à visiter dans la ville. Et comme Foursquare sans son aspect ludique ne serait plus Foursquare, un badge spécial a été développé pour l’occasion : The New York Times Olympic badge.

Si vous vous posez encore des questions sur ce jeu en réseau basé sur la géolocalisation, je vous invite à jeter un coup d’oeil à la présentation faite par Grégory Pouy.

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Mattel surfe sur la vague des médias sociaux et lance Puppy Tweets
Le futur des réseaux sociaux réside sans aucun doute dans leur verticalisation, notamment par centres d’intérêts et à ce propos, dans les tendances actuelles on note l’apparition d’un nombre croissant de réseaux sociaux dédiés à nos chers animaux de compagnie.  C’est ainsi que sur Unitedcats vous avez la possibilité de rentrer en contact avec d’autres propriétaires de chats du monde entier, alors que sur Pets Dating, vous pouvez non seulement créer le profil de votre animal, publier ses photos mais aussi faire la rencontre d’autres propriétaires comme nous l’expliquais l’émission 100% Mag de M6 Spécial Saint Valentin du 12 février.

Mattel, le géant du jouet surfe intelligemment sur cette vague et annonce le lancement d’un jouet high-tech intitulé Puppy Tweets qui permettra à tout chien de compagnie munie de Puppy Tweet de tweeter son heureux propriétaire (une fois que celui-ci aura créé un compte Twitter pour son chien). Une fois attaché au collier du chien, Puppy Tweet enverra un des 500 messages aléatoires sur Twitter, selon le mouvement ou le son émis par le toutou. Alors certes, c’est encore un jeu mais pour Niel Friedman, le Président de Mattel Brands :

Cela pourrait être le début d’une nouvelle vague de produits qui permettraient aux gens d’interagir avec leurs animaux.

Alors, à quand vos animaux de compagnie sur Twitter ? Le lancement de Puppy Tweets est prévu pour l’automne 2010…

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Les usages Internet des Français

by Sandrine Plasseraud le 11 février 2010 à 14:54

Hitwise vient de publier une analyse sur les usages Internet des Français et c’est Google qui, sans surprise, domine le panorama avec 12,11% de parts de marché entre Google.fr et Google.com. Rajoutons YouTube à ces statistiques, et Google remporte alors près de 14,50% de parts de marché en France sur la dernière semaine de janvier 2010.

Avec près de 16 millions de Français sur Facebook, soit un Français sur quatre, le réseau social arrive en seconde position des sites les plus visités en France avec 6,83% de part de marché. Au Royaume-Uni, ce sont 24 millions de personnes qui sont sur Facebook, soit plus d’une personne sur trois. Et pourtant, la comparaison que dresse Hitwise entre les usages Internet des Français et des Britanniques est pour le moins surprenante : les Français passeraient en effet plus de temps sur les réseaux sociaux et les forums que leurs voisins d’Outre-Manche (12,85% vs. 10,61%). Les médias sociaux seraient donc la seconde activité des français sur Internet après le “search”.

Et Hitwise de conclure cette comparaison franco-britannique en mettant en avant le fait qu’en France plus de temps est consacré à la communication et au divertissement alors qu’au Royaume-Uni, Internet est plus souvent utilisé à des fins transactionnelles ou dans le cadre de recherche d’informations.

Internet_usage_in_france_and_the_UK_2010

Il est intéressant de remarquer qu’en France, la part de marché des moteurs de recherche et des réseaux sociaux / forums est déjà d’environ 28% (contre 22,77% au Royaume-Uni). Avec les annonces de ces derniers jours, entre Facebook qui est sur le point de concurrencer Gmail et les messageries mail de façon générale avec son Projet Titan, et Google qui vient de lancer Buzz pour entres autres, se positionner face à Twitter, Facebook et leurs “status updates”, il y a fort à penser que la part de marché des géants Google et Facebook ne fasse qu’augmenter.

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Huit Clos du Net, et alors ?

by Violette Vérité le 10 février 2010 à 11:38

L’expérience du Huis Clos du Net dont Camille nous avait parlé la semaine dernière étant terminé, il est temps de dresser un bilan de l’opération.

Petit rappel des principes de l’expérience par Nicolas Willems, un des journalistes ayant pris part à Huis Clos du Net :

Pendant une semaine, les cinq journalistes des RFP ont vécu retirés du monde dans leur retraite périgordine. Ni radio, ni télé, ni journaux, mais seulement un accès aux réseaux sociaux Twitter et Facebook. Une expérience inédite

Personnellement, l’initiative me semblait intéressante mais je trouvais dès le début que le débat était biaisé. Les plateformes Facebook et Twitter n’existant pas de manière indépendante des “médias traditionnels” il me semblait étrange de vouloir les séparer.

Et les conclusions de cette petite semaine d’ “expérimentations médiatiques” ne font que conforter mon sentiment initial. Pour toute personne qui suit un peu l’actualité des réseaux sociaux, les poncifs du genre sur le débat presse traditionnel vs. les nouveaux modes de communication ont été respectés. Les conclusions tirées par les journalistes ont entre autres été les suivantes :

  • le relais de l’information sur Twitter est très rapide mais pas vraiment fiable
  • les médias traditionnels seraient les seuls à pouvoir apporter un vrai décryptage
  • Twitter et Facebook ne sont pas suffisants pour s’informer
  • l’information relayée sur les réseaux sociaux est différente de celle des médias traditionnels

On pourrait évidemment passer des heures à affronter les deux camps, avec des arguments tout aussi valables, je ne peux d’ailleurs que vous recommander à ce sujet l’article de Denis alias Emgenius. Mais je souhaitais surtout faire une aparté sur le pouvoir des nouvelles réseaux sociaux face à l’information dite traditionnelle.

Selon une étude publiée par Hitwise suite à un article de Marshall Kirkpatrick pour Read Write Web, l’outil le plus utilisé au monde pour lire les articles d’actualité est Facebook, qui compte pour 3.52% des visites faites sur les sites d’actualités et de médias traditionnels loin devant les fameux outils dédiés Google Reader et Google News qui se tiennent à .01% et 1.39% respectivement.

Facebook and Google News to News Websites

De manière plus globale, après les moteurs de recherche Google, Yahoo et MSN, Facebook est arrivé la semaine dernière en 4ème position des sources de trafic vers les sites des médias et d’actualités américains.

Il ne s’agit donc plus, comme a tenté de le faire le Huis Clos du Net d’opposer les outils et les compétences, mais vraiment de les utiliser en symbiose pour améliorer 1) la qualité de l’information donnée à l’utilisateur et 2) son accessibilité. Et l’un ne va pas sans l’autre évidemment.

Nour-Eddine Zidane, un des journalistes de ce loft périgourdin conclut d’ailleurs dans ce sens :

Twitter est aussi un outil d’alerte que les journalistes doivent intégrer dans leurs méthodes de travail, en plus des dépêches d’agence, de la presse traditionnelle mais aussi des blogs.

A noter qu’au Royaume-Uni, on assiste déjà à une standardisation de l’utilisation des médias sociaux dans les rédactions qui va dans le sens du commentaire de Nour-Eddine Zidane puisque les ordinateurs des journalistes de Sky News sont maintenant pré-équipés du logiciel Tweetdeck

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Les mamans et la publicité sur Facebook

by Violette Vérité le 9 février 2010 à 12:06

Il y a quelques mois, Sandrine nous parlait du phénomène des “Connected Mums” et de l’attitude de ces mamans face aux réseaux sociaux. Nous apprenions notamment que les mamans étaient de plus en plus nombreuses à utiliser les réseaux sociaux et qu’Internet était leur principale source d’information avant un achat.

L’étude “Facebook moms are marketing-savvy” qui vient d’être publiée sur emarketer nous en dit plus sur la relation entre lesdites mamans et un de ces réseaux sociaux, à savoir Facebook, pour tout ce qui est publicité et usages.

Même si la majorité des mamans (96,3%) se disent sur Facebook pour rester en contact avec la famille et les amis plutôt que pour jeter un coup d’oeil sur la page d’un produit ou d’une marque (10,4%), il est intéressant de noter que les trois quart d’entre elles sont “fans” d’au moins une page produit/marque sur Facebook.

Mieux, 16% d’entre elles seraient fans de plus de 10 produits/marques sur le réseau social et citent parmis leurs pages préférées, celles liées à la famille, mais aussi aux restaurants, aux supermarchés ou au divertissement, surtout lorsque celui-ci est axé sur les enfants.

Lorsqu’on les interroge sur la publicité sur Facebook, elles sont pratiquemment unanimes : 96,2% d’entre elles trouvent la publicité sur ce réseau inintéressante. Il est vrai que la plupart des agences média font encore de nos jours de la publicité sur Facebook comme si elles faisaient de l’achat média classique, au lieu de trouver un moyen de rendre ces publicités “sociales” et ciblées, ce qui explique sans aucun doute les chiffres avancés dans l’étude emarketer.

Pourtant, dans la mesure où 26% des mamans sur Facebook admettent utiliser le réseau social pour participer à des jeux et des quizzes, on peut imaginer que les pistes créatives en matière de publicité sur Facebook existent bel et bien. Par exemple, qui a déjà entendu parler de l’application Facebook du jeu Farmville ? Cette application fait certes moins de bruit que Twitter mais ce sont pourtant plus de 69 millions d’utilisateurs actifs qui l’utilisent chaque mois, faisant ainsi de Farmville l’application la plus populaire du réseau social.

Alors à quand le sponsoring par Truffaut de Farmville ? Ce qui est certain c’est qu’il est important pour une marque qui essaye de cibler des individus sur Facebook de comprendre le comportement de ces individus, leurs centres d’intérêts, leurs conversations. On en revient finalement toujours à la même conclusion : il est nécessaire d’écouter et de comprendre avant de prendre part…

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Médias sociaux, vie privée, vie publique

by Sandrine Plasseraud le 5 février 2010 à 16:26

Alors que Facebook célèbre aujourd’hui ses 6 ans, son fondateur Mark Zuckerberg vient d’annoncer que le site est sur le point d’atteindre la barre des 400 millions d’utilisateurs (tout juste 5 mois après avoir dépassé les 300 millions de membres). De son côté, Twitter paraît finalement encore en reste avec ses 13 millions d’utilisateurs (actifs) recensés en décembre 2009. Et pourtant, malgré leurs différences, ces deux grands noms du social media semblent avoir, entre autres points communs, le fait d’impacter sur le comportement des individus. Ainsi, selon Martin Giles, correspondant technologie de The Economist :

Les réseaux sociaux en ligne changent la façon dont les gens communiquent, travaillent et jouent, et le plus souvent pour le meilleur

D’après le dossier spécial “A world of connections” de The Economist, on est bien loin des années 90 où les communautés en ligne étaient l’appanage de geeks à lunettes qui se cachaient derrière des pseudos et des écrans. Les réseaux sociaux sont devenus de vastes espaces publics où des millions d’individus se sentent maintenant à l’aise d’utiliser leur véritable identité en ligne et de partager une portion de leur vie avec leur communauté. Et le rapport de citer que ce sont plus de 55 millions de mises à jour de statuts qui sont publiés par jour sur Facebook.

Le fait de parler ouvertement de sa vie publique sur le net suscite forcément des questions, des interrogations, et notamment de la part des parents. Comme le soulignait récemment Jean-March Manach, journaliste du Monde dans un excellent article intitulé “Vie privée : le point de vue des *petits cons*” :

Nombreux sont ceux qui pensent que les jeunes internautes ont perdu toute notion de vie privée. Impudiques, voire exhibitionnistes, ils ne feraient plus la différence entre vie publique et vie privée.

Et pourtant, comme l’explique cet article du Monde en citant Josh Freed, un éditorialiste canadien, il s’agit tout simplement d’une fracture générationnelle :

La [nouvelle génération] a passé toute sa vie sur scène, depuis que leurs embryons ont été filmés par une échographie alors qu’ils n’avaient que huit semaines… de gestation. Ils adorent partager leurs expériences avec la planète entière sur MySpace, Facebook ou Twitter et pour eux, Big Brother est un reality show

Et l’article de continuer avec une citation d’Elizabeth Denham, commissaire adjointe à la protection de la vie privée du Canada qui souligne que :

Les jeunes se retrouvent aujourd’hui à se demander si les choses se passent réellement quand personne ne les regarde

Alors, au final, est-ce les réseaux sociaux qui changent la façon dont nous nous comportons ? Ou bien facilitent-ils tout simplement un nouveau comportement, plus transparent, lié à ces nouvelles générations qui ont toujours vécu avec le net et pour qui, selon le rapport Pew, Internet c’est tout simplement la vie ?

Ce qui est certain c’est que les parents ne sont pas les seuls inquiets face à la façon dont nous exposons nos vies sur le net. Le dossier spécial de The Economist évoqué plus haut souligne ainsi que du coté des entreprises, le doute persiste quant à l’utilité des médias sociaux sur le lieu de travail et cite une étude selon laquelle seulement 10% des entreprises laissent leurs employés accéder aux réseaux sociaux depuis le travail, par peur d’une baisse de productivité mais aussi par peur qu’ils ne partagent des informations confidentielles via les réseaux sociaux. David Armano, dans ses prédictions pour l’an 2010 avait d’ailleurs évoqué le sujet de l’interdiction des réseaux sociaux par les entreprises en imaginant qu’un nombre croissant d’individus remplaceraient leur pause cigarette par une “pause social media” pour accéder aux réseaux sociaux via leur téléphone portable…

Je pense qu’il va s’agir de faire évoluer les mentalités en entreprise et de faire confiance à ses employés. 3 arguments se présentent :

1) Les médias sociaux ne sont pas des outils et des comportements qui existent de manière séparée de l’entreprise puisqu’ils sont déjà là. Quel service de ressources humaines ou de comm interne n’a pas déjà utilisé un outil qui favorise le réseau interne de l’entreprise, pour soumettre une suggestion, ou permis à leurs employés de se contacter sur des plateformes type forum ?

2) Si une entreprise fait confiance à ses employés pour qu’ils négocient des contrats ou communiquent avec des partenaires extérieurs, pourquoi diaboliser Facebook et autre Twitter ? Une information confidentielle si elle doit être donnée à la concurrence peut l’être par téléphone ou simple email. Pensons à retourner la situation et à faire de ces plateformes des outils de cohésion et de motivation pour l’entreprise ainsi que pour les jeunes recrues. Ainsi selon la 7ème édition du sondage Junior Achievement Deloitte, la moitié des adolescents (58%) admettent qu’ils prendront en compte la liberté laissée par leur employeur d’accéder aux médias sociaux sur leur lieu de travail avant d’accepter une offre d’emploi.

3) Si les consommateurs se trouvent sur les réseaux sociaux à toute heure de la journée, comment une entreprise espère-t-elle continuer à les comprendre si ses employés sont proscrits d’utiliser les média sociaux? La question pourrait sembler idiote mais c’est du simple bon sens. Il semble difficile de faire évoluer des produits si tout l’entreprise est coupée de la “vie réelle”.

Alors prêts pour les médias sociaux dans l’entreprise ?

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