Here are all of the posts from juillet 2009.
Que le spectacle commence!
Ces derniers temps, Twitter est sur toutes les lèvres : pendant que les médias s’affolent de la croissance exponentielle de la plateforme, les stars documentent leurs moindres faits et gestes à leurs fans avides de détails pendant que d’autres font circuler les dernières informations à la vitesse d’un re-tweet depuis leur Tweetdeck.
Alors ce n’est pas vraiment une surprise de découvrir que les dernières campagnes marketing incluent Twitter dans leurs stratégies: hier encore Andrew McCormick de Revolution Magazine évoquait la campagne Twitter mise en place par la Warner Bros à l’occasion de la sortie du dernier volet des aventures d’Harry Potter. N’oublions pas non plus l’utilisation par Fox Entertainment Home de bannières Twitter pour promouvoir la sortie en DVD de la saison 1 de la série Dollhouse en Grande-Bretagne.
L’industrie du divertissement est particulièrement active et performante sur ce front. Probablement car son cœur de métier est par essence une activité très sociale qui permet à tout un chacun de s’identifier et de créer des liens. Quand la cible se trouve être constituée principalement de membres de la fameuse Génération Y ou d’innovateurs affamés de nouvelles expériences, alors bonus! Le champ est laissé libre pour toutes sortes d’expérimentations autour des médias sociaux. Il est d’ailleurs symptomatique qu’on appelle ces derniers “fans” et non pas clients.
Les séries télé, films et groupes de musique sont très actifs sur ce front: ils ont pris la tête de l’engagement communautaire avec des profils Twitter, des blogs, forums, des jeux on et offline avec notamment des ARGs (parfois bien compliqués) (la semaine dernière par exemple les fans du groupe britannique Muse ont d’ailleurs réussi à faire remonter l’ARG du groupe au 6ème rang des sujets en vogue sur Twitter). Et quand les attentes des fans ne sont pas satisfaites, la chute n’en est que plus dure. Les dernières rumeurs promettent au film Brüno les abysses du box office pour cause de critiques calamiteuses sur Twitter.
Il ne faut pourtant pas oublier qu’aussi spectaculaire que soit l’utilisation des médias sociaux par l’industrie du divertissement elle n’est en fait que le miroir de ce qu’il se passe ailleurs: d’autres marques réussissent à créer une véritable connexion avec leurs clients non pas en créant des jeux alambiqués mais en leur parlant tous les jours, comme Peter Parkes le fait par exemple pour Skype.
Charlene Li vient de publier son rapport ENGAGEMENTdb qui analyse le niveau d’engagement des entreprises au niveau des médias sociaux. Certaines des conclusions qui y sont faites sont particulièrement intéressantes, notamment pour ce qui est du score par industrie. Le lien est aussi fait entre engagement et santé financière, conclusion que beaucoup n’hésiteront pas, j’en suis sûr, à modérer. Pour en voir un exemple n’hésitez pas, par exemple, à lire la très bonne réponse de Patricio Robles dans son article d’E-consultancy. Mais ce qu’il faut par contre retenir de ce rapport est l’idée que peut importe la solution choisie par votre entreprise il n’y a pas de modèle unique et que chacune doit trouver le bon “mix” dans l’utilisation des médias sociaux.
Les études de cas, benchmarks et rapports donnent une bonne idée de ce qu’il se passe chez les autres et ont le mérite aussi de rassurer les actionnaires. Mais au bout du compte, vos clients sont là, ils attendent simplement que vous répondiez à leurs besoins et leurs questions de manière humaine afin qu’ils puissent s’identifier à vos produits et votre marque. Allez-y, essayez, vous verrez s’engager dans les médias sociaux n’est pas si effrayant que ça
Médias sociaux : bouclons la boucle
Le mois dernier, nous avons eu la chance d’être une des agences qui ont travaillé avec Dunlop et leur cascade « loop-the-loop » spécialement créée par BBH. Steve Truglia, un des meilleurs cascadeurs britanniques, a réalisé un looping sur une structure montée en boucle, avec une voiture ordinaire équipée de pneus Dunlop. Il ne s’agissait pas seulement ici de démontrer la résistance et la qualité Dunlop à l’époque de l’année où les pneus se vendent le plus en Europe mais surtout de créer de l’enthousiasme et de la passion chez les adeptes de cascades automobiles et les ambassadeurs de la marque Dunlop. Cette cascade a été diffusée par différents canaux, parmi lesquels on trouve un mini-site dédié, un spot TV diffusé lors de l’émission anglaise Fifth Gear et une campagne sur les médias sociaux destinée aux fans d’automobiles au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne. Nous étions justement en charge de cette campagne et, aussi simple que cela peut le sembler sur le papier, il nous a pourtant fallu être très réactif.
Nous avions prévu de renforcer l’effet d’anticipation associé à cette cascade, avant qu’elle ne soit diffusée sur le web et à la télévision. Cependant, on ne peut pas tout prévoir et, cinq jours avant que la vidéo ne soit en ligne, un journal britannique a publié quelques photos de la cascade et, au fil de la journée, l’information a été reprise par un nombre croissant de blogs et d’utilisateurs de Twitter. Des mois d’organisation furent anéantis et tout cela sans que Dunlop soit mentionné ou ne serait-ce que visible sur les photos.
Afin de retourner la situation à notre avantage, nous avons identifié les blogs-clés et avons engagé une conversation avec eux à propos de la vidéo, en leur présentant le microsite et en leur parlant de l’implication de Dunlop. Nous nous sommes servis de l’instantanéité de Twitter pour rejoindre la conversation au sujet de la cascade : nous avons mis en place un compte Twitter officiel pour Dunlop pour parler aux individus qui ont posté le lien et leur offrir plus d’informations sur la cascade, tout en étant le plus conversationnel possible.
Après avoir remis de l’ordre dans tout cela, nous avons pu utiliser la dynamique créée pour appuyer notre idée première. Nous avons ainsi contacté les blogueurs automobiles et ceux intéressés par les cascades dans les cinq pays pour leur fournir en exclusivité des photos et des vidéos Dunlop et leur offrir la possibilité de poser des questions à l’équipe qui avait organisé la cascade.
Les résultats furent formidables et, compte-tenu des délais très courts, nous en sommes réellement satisfaits. Non seulement nous avons obtenu des réactions fantastiques et enthousiastes sur Twitter de la part des utilisateurs que nous avions contactés, mais cela a également été largement couvert dans la blogosphère, avec 60 posts dans cinq langues différentes qui renvoient vers le microsite et 24 autres qui ont évoqué la cascade en citant Dunlop – parmi ceux-là, de nombreux blogs, comme Gizmodo qui avait initialement relayé la fuite, ont été ravis d’éclaircir l’information et de renforcer ainsi l’association à Dunlop. Mais au-delà de l’impression faite, les blogs impliqués ont permis de toucher 8 millions de visiteurs par mois et 420 000 inscrits via flux RSS, ce qui est nettement supérieur à l’audience des images divulguées prématurément, sans compter que la quasi-totalité des posts sont positifs.
De ce fait, le succès de cette vidéo permet de mettre plusieurs choses en évidence. Il ne s’agissait pas uniquement d’une démonstration de la puissance des médias sociaux pour amorcer et développer une conversation à propos de quelque chose que les gens adorent, mais également une preuve que la capacité à écouter et à répondre rapidement permet de corriger des erreurs ou des informations erronées de façon rapide et décisive. Les médias sociaux vous offre l’opportunité de réagir et de retourner une conversation à votre avantage à une vitesse beaucoup plus rapide que dans les médias traditionnels. Toutefois, il faut faudra être chaleureux, ouvert, à l’écoute et impliqué dans le dialogue avec les plus enthousiastes au sujet de votre marque si vous voulez qu’ils vous écoutent et qu’ils contribuent en retour.
























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