Bienvenue sur le site de We Are Social. Nous sommes une agence conversationnelle, présente à Paris, Londres, Milan et Sydney. Notre vocation est d’aider les marques à écouter, comprendre et prendre part aux conversations en ligne.

Nous sommes une agence d’un genre nouveau. Les conversations entre individus ont toujours existé, mais le concept du marketing conversationnel est encore très novateur.

Parmi nos clients, nous comptons notamment Orange, Coca-Cola, Eurostar, Unilever, Ford, Microsoft, Pernod Ricard et WWF. Si vous souhaitez savoir comment nous pouvons vous aider, n’hésitez pas à nous appeler au 06 46 02 11 60 ou à nous envoyer un email.

Conversation ou Buzz marketing ?

by Camille Jouneaux dans News le 4 juin 2009 à 14:21

Après un premier post datant d’il y a déjà quelques mois, me voici de retour, d’une part, avec la ferme intention de venir échanger ici de manière plus assidue, d’autre part, avec de nouvelles réflexions sur la démarche conversationnelle.

Que mes interlocuteurs soient familiarisés ou non avec l’univers des médias sociaux, lorsque j’explique ce que nous faisons chez We Are Social, je suis bien souvent confrontée à une question sur laquelle il est visiblement nécessaire d’apporter un éclaircissement : « mais en fait, vous faîtes du buzz ? »

Faire du buzz, c’est faire du bruit, nous, nous faisons la conversation, et tout cela n’est pas qu’affaire de mots, la différence existe bel et bien et je m’en vais vous le prouver de ce post.

À mes yeux, la faiblesse du buzz tient d’une part en son caractère éphémère, d’autre part en son unilatéralité.
En effet, en mettant en œuvre un buzz, vous êtes visibles l’espace d’un instant, à vrai dire, le temps qu’un autre annonceur s’empare de la blogosphère et ainsi de suite… demandez donc à l’internaute moyen quelles sont les vidéos visionnées ces derniers mois dont il se souvient réellement. Et quand bien même il s’en souviendrait, dans quelle mesure est-il capable d’associer ce message à une marque ? Pourquoi, me direz-vous ? Parce qu’il vous a vu, plus ou moins par hasard, mais surtout parce qu’il ne vous a pas parlé. J’en arrive ainsi à mon deuxième point : l’unilatéralité de la démarche. La marque s’invite et parle à tout le monde, quels que soient les récepteurs de son message, puis s’en retourne. Certes, ma vision des choses est quelque peu caricaturale mais c’est assez parlant.

A l’inverse, le conversationnel est personnalisé, durable et réciproque, on va même jusqu’à parler de respect mutuel. Vous vous engagez dans une démarche à long terme, où vous prenez la parole parce que vous avez avant toute chose écouté et que vous vous êtes sentis légitime pour répondre. Alors, oui, il faut être visible mais pas en dépit de la qualité de votre audience, le but est avant toute chose d’être crédible et reconnu auprès d’un public choisi que l’idée de vous recommander ne rebutera pas, bien au contraire.

Cette distinction étant faite entre ces deux pratiques, il est maintenant temps de nuancer mon propos qui n’est pas ici de dénigrer le buzz au profit du conversationnel mais bien d’apporter un rapide éclairage sur leurs caractéristiques et usages respectifs. De ce fait, pour rendre justice au buzz, je dirais qu’il répond à un besoin de visibilité forte et immédiate, à la nécessité de faire un coup d’éclat et qu’il peut ainsi parfaitement servir une stratégie de lancement de produit, en venant par exemple approfondir ou prolonger le message, mais pour autant je ne le vois pas fonctionner efficacement de manière autonome. Pour ce qui est de la démarche conversationnelle, on est davantage dans la gestion de relation à l’autre et si cela peut effectivement venir en appui d’une campagne de communication, on peut toute à fait la concevoir de façon indépendante, simplement pour l’image de marque globale ou, tout du moins, l’e-réputation.

Ainsi, en fonction de vos objectifs, libre à vous de choisir l’option qui vous convient, mais pour dire en un mot ce que j’ai dit en cent, ne faîtes pas l’erreur de choisir le conversationnel si votre seul souhait est d’être connu de tous le plus rapidement possible et encore moins celle de choisir le buzz pour travailler votre image sur la durée.

tags: , , , , , , , ,

  • Bravo pour ce billet qui résume bien les différences et les avantages du buzz et du conversationnel. On peut ajouter que beaucoup d'entreprises sont encore frileuses sur le 2eme volet puisqu'il s'agit de s'engager dans la durée et qu'il faut s'impliquer alors qu'on peut se contenter de confier le buzz à une agence. Mon entreprise a tenté les 2 : le buzz a été un semi-échec (il faut dire que le projet a été mal mené et confié à un prestataire dont ce n'est pas le métier) et pour le conversationnel, cela date de la semaine dernière : http://www.choblab.com/marketing-internet/mon-entreprise-dialogue-avec-les-blogueurs-influents-partie-1-465.html
  • Effectivement j'ai publié l'article sur mon blog : http://caddereputation.over-blog.com/article-32456974.html

    Mais je vais l'étoffer au fur et à mesure!

    Je serais ravis d'avoir votre avis sur la question?!

    A bientôt
  • CamilleJ
    Très bien, je jetterai un oeil alors! :)
  • CamilleJ
    Bonjour,

    La notion de l'e-réputation m'intéresse tout particulièrement, je l'ai largement abordée dans mon mémoire de fin d'études, elle concerne d'ailleurs aussi bien les marques que les individus. Votre article a-t-il été édité ? Je serais ravie de le lire et, dans la mesure de mes possibilités, d'y apporter une contribution.
  • Article et réflexions très intéressantes!

    Cette comparaison est un peu la même qu'en veille, à savoir la différence entre le quantitatif (nombre de retombé brutes => buzz) et le qualitatif (tonalités, contexte, impactes et influence du médium et de l'auteur)...

    Après, de manière générale, je penses qu'une "conversation" est unique, et ne peut donc être entretenue qu'avec un seul interlocuteur ( voir une communauté). j'associerais cette pratique à des pratiques d'influence. A partir du moment où un annonceur souhaite faire connaître un produit ou service le plus rapidement possible, il parait difficile d'engager des conversations avec tous les consommateurs potentiels.

    Sinon tout à fait d'accord avec la notion d'investissement supérieur pour rentrer en conversation, et qu'à long terme cette stratégie parait plus payante (enfin, l'avenir nous le dira :-)

    Je trouverais intéressant (si vous en avez le temps et l'envie) de connaitre votre vision de l'e-réputation (venant ainsi compléter un article que j'ai rédigé sur le sujet)?!

    A bientôt.
  • julie
    et j'ajouterai même en sortant de la sphère réseaux sociaux, que cette juste différentiation va tout à fait dans le sens de la construction d'un marketing expérientiel victorieux pour les marques, marketing basé sur une big experience (proche du conversationnel) sur tous les points de contact et non plus uniquement sur la big idea (celle du buzz) qui pouvait laisser froid et ne pas convaincre
  • Ton article montre bien la différence de vision entre le buzz et le marketing conversationnel! La vision à long terme, le relationnel et l'humain l'emportent largement.

    Dans un article précédent, Sandrine avait repris l'importance des micro-interactions, un des points centraux pour construire un lien durable, pour hausser le niveau d'estime mutuelle et de confiance.

    De plus, les conversations évoluent au fur et à mesure des contributions ... raison supplémentaire de penser "long terme".

    Pour ce qui est de l'ORM, la marque doit être idéalement "remarquable" (comme dirait Seth Godin) et donner envie de poursuivre la conversation. Donc, je suis du même avis que Francis là-dessus, "partir de zéro" n'est pas un handicap.


  • CamilleJ
    Merci Francis pour ce prolongement, je m'en vais lire ton post de ce pas !
  • Bonjour Camille,
    je partage tout à fait ton point de vu sur la différence entre les deux, et j'ajoute même d'autres raisons de fond sur un post que je viens de faire sur le sujet car trop long d'y répondre ici : http://blog.vecteurdimage.com/2009/06/08/le-debat-orm-vs-buzz-marketing-samplifie/

    @Andrea : je ne pense pas du tout qu'il faille que la marque dispose d'une notoriété avant pour mettre en place une stratégie ORM. Comme en RP, nous avons souvent l'occasion de réaliser des lancements de produits, et la notoriété, ça se construit. Ne pas être présent dans la conversation n'est pas du tout un problème. La preuve, je prends ici la parole, j'essaie d'apporter de la valeur ajouté dans ma réponse, de participer au débat, et pourtant, mon agence n'a jamais été cité. C'est d'ailleurs parfois même une chance, en ORM, de pouvoir partir de zéro plutôt qu'avec de grosses casseroles.
  • Tout à fait d'accord avec ton poit de vue. Peut etre je me suis pas expliques en francais (oui oui je suis italien lol). Ce que je veu dir est que un marque doit de fois donner de choses de qua parler. Je veu pas dir forcement du buzz marketing test d produit, la conversation et les micro-interation pouvent arriver pour une chois du brand, pour un restailing, pour pris de position etc ou le consumateur est bien consideré dans cette demarche.
  • CamilleJ
    Salut Andrea,
    merci pour ton retour. Je suis d’accord avec le fait qu’une marque doit avoir une certaine notoriété pour être présente dans les conversations mais mon propos était simplement ici de souligner que le conversationnel se fait dans le long terme et peut fonctionner de manière autonome, à partir du moment où la marque est un minimum connue, nul besoin de lancer ces conversations en s’appuyant sur un plan média.
    A bientôt,
    Camille
  • Salut camille,

    c'est une reflection tres interessante et pertinente. Parcontre je ne crois pas que le conversational marketing peu vivre sans une premier buzz qui donne le start-up à la conversatione. Dans une presentatione j'avait essayer de donner une petit difference entre buzz et social media marketing (slide n. 48 http://www.slideshare.net/womarketing/brand-reputation-nellera-delle-social-media-technologies-1000865).
    Comme pour le marketing traditional est tres difficil de pouvoir avoir de conversationes sans une awareness autour du produit. Une fois crée le roumeur autour du brand je suis daccord avec toi que il faut une respect mutuel pour prolonger le message et crèer une vrais rapport entre consumer et produit.

    salut
    andrea
  • Merci Camille pour ce post qui fait bien la part des choses entre buzz et conversation.

    Je me permets d'ajouter une différence que vous ne mentionnez pas directement. Faire la conversation (ou du marketing conversationnel), c'est construire une relation dans la durée. Du coup, cela nécessite un investissement en temps bien plus important que pour le buzz. Qui lui nécessitera ponctuellement un investissement en moyen sans doute plus important.

    Mais, comme vous le soulignez, pour obtenir des résultats différents (visibilité vs crédibilité/influence).
  • CamilleJ
    Effectivement, j’ai omis la notion d’investissement et, comme vous l’avez justement fait remarquer, le processus conversationnel nécessite que l’on y accorde du temps, notamment pour ce qui est de la partie veille/écoute mais aussi pour ce qui est de la réflexion autour de l’adaptation du message à l’individu.
    Merci d’avoir rectifié !
blog comments powered by Disqus