Here are all of the posts from juin 2009.
Ce mois-ci, mon attention a été attirée par deux publications à propos de Twitter : l’étude réalisée par Sysomos « an In-Depth look Inside the Twitter World » ainsi que les dernières statistiques Hitwise. Ces dernières données chiffrées au sujet de l’outil de micro-blogging le plus populaire du moment ont suscité d’intéressantes réactions de part et d’autre de la Manche.
Revenons-en d’abord aux chiffres. Voici les données-clés que Sysomos met en lumière dans son analyse :
- 72,5% des utilisateurs ont rejoint la communauté entre janvier et mai 2009
- 85,3% des utilisateurs postent moins d’un tweet par jour
- 21% des inscrits n’ont jamais rien posté
- 93,6% des membres ont moins de 100 followers, tandis qu’ils sont 92,4% à suivre moins de 100 personnes
- 5% des utilisateurs génèrent 75% de toute l’activité
- Plus des 50% des tweets sont envoyés grâce à des outils (mobile et web) autres que le site internet Twitter.com, Tweetdeck en tête avec 19,7% de parts de marché.
- La population Twitter est composée à 53% de femmes.
- Parmi les gens qui se disent marketers, 15% suivent plus de 1000 personnes contre 0,29% de la population Twitter globale.
Au final, pas de révélation stupéfiante sur le sujet mais la confirmation d’une intuition : plus on parle, plus on est écouté, plus on est écouté, plus on parle, etc… J’oserais ajouter, avec un peu d’humour, que la chose véritablement positive ici est que nous, agences, sommes maintenant nantis de nouveaux chiffres qui viendront significativement étayer nos présentations-clients pour le plus grand bonheur des annonceurs.
Plus sérieusement, Frédéric Cavazza chez les Français reste très mesuré quant à l’importance qu’il faut porter à Twitter. Il nous précise en effet que l’audience Twitter est bien trop faible pour être prise en compte et qu’elle n’est absolument pas représentative de la population française, ni même de la blogosphère selon lui, mais qu’il convient de malgré tout suivre ce qui s’y passe de manière générale et ce qui s’y dit sur votre marque ou vos produits plus particulièrement.
Chez les Anglais, le son de cloche est un peu différent et un peu plus affirmé. Par exemple, Robin Goad nous explique, d’après une étude Hitwise, que Twitter est une source de trafic à ne pas négliger en UK, notamment pour ce qui concerne les sites d’ « entertainement », où l’outil de micro-blogging dépasse de loin Facebook, Google et Hotmail. Son post a par ailleurs inspiré Robin Grant, le DG de We Are Social, qui pense qu’à l’avenir les individus pourraient être davantage enclins à tweeter qu’à bloguer car le blog nécessite un investissement personnel plus important. Il soutient également que Twitter permet de s’engager auprès de communautés, d’être conversationnel.
Je pense que les Anglais sont un peu plus affirmés sur leurs positions, sans doute parce que de ce coté de la Manche, Twitter a atteint une masse critique et que la communauté d’utilisateurs londoniens se rassemble régulièrement depuis plus d’un an. Le Royaume-Uni est en effet le deuxième pays le plus important en nombre d’utilisateurs avec près de 8% de l’effectif mondial, alors que la France est classée huitième et représente moins de 1% de la communauté. Mais les choses sont peut-être déjà en train de changer puisque Paris Twitte-t-il qui aura lieu demain soir compte déjà plus de 380 inscrits, dont Sandrine alors n’hésitez pas à lui poser des questions sur l’utilisation de Twitter par les Britanniques.
Au sein de l’agence, nous adhérons à 100% avec Frédéric Cavazza lorsqu’il conseille aux annonceurs de suivre ce qui se passe sur Twitter. Au-delà de la fonctionnalité « update », il s’agit d’un outil de veille incroyable qui permet de recueillir en temps réel des impressions spontanées (et non pas dénaturés par le contexte d’une étude marketing) sur une marque. Par ailleurs, se familiariser avec ce qui s’y passe, la façon dont les utilisateurs se comportent et agissent, c’est apprendre à maîtriser ce réseau, atout qui peut s’avérer particulièrement appréciable si la communauté continue de croître de cette manière. Dans un même temps, je partage le point de vue de Robin Grant car je pense qu’effectivement Twitter permet de créer des liens étroits avec les communautés en ligne. Quant au fait que Twitter pourrait remplacer les blogs, peut-être suis-je un contre-exemple mais pour ma part, je tweete assidument et n’ai pas de blog personnel pour autant.
Quel que soit le point de vue, gardons à l’esprit que Twitter est un moyen mais non une fin, c’est un outil qui prend sens dans le cadre d’une stratégie plus globale. Si l’on a conscience de cela, il est possible de mettre en place de très belles campagnes comme nous l’explique Cédric Giorgi qui s’est lui aussi inspiré de l’étude Sysomos pour nous proposer une présentation particulièrement didactique sur les usages que l’on peut faire de Twitter.
Si ce post vous a intéressé et que vous voulez en savoir davantage sur la façon dont nous intégrons Twitter dans nos stratégies, n’hésitez pas à en parler demain soir avec Sandrine à Paris Twitte-t-il.
Forrester vient tout juste de publier un post au sujet de « The Practicalities Of European Social Media Marketing », un rapport écrit par l’anglaise Rebecca Jennings.
Dans ce rapport, Rebecca couvre un certain nombre de démarches marketing orientées vers les médias sociaux, du blog corporate Daimler en Allemagne au travail de Guy Stephens pour Carphone Warehouse au Royaume-Uni. Elle met également en lumière le travail que nous avons réalisé ces dix derniers mois au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Italie et en Espagne, pour Ford au travers de la campagne This is Now.
Vous trouverez plus d’informations au sujet de ce rapport sur le blog de Forrester.
Merci Rebecca, nous avons beaucoup apprécié !
Après un premier post datant d’il y a déjà quelques mois, me voici de retour, d’une part, avec la ferme intention de venir échanger ici de manière plus assidue, d’autre part, avec de nouvelles réflexions sur la démarche conversationnelle.
Que mes interlocuteurs soient familiarisés ou non avec l’univers des médias sociaux, lorsque j’explique ce que nous faisons chez We Are Social, je suis bien souvent confrontée à une question sur laquelle il est visiblement nécessaire d’apporter un éclaircissement : « mais en fait, vous faîtes du buzz ? »
Faire du buzz, c’est faire du bruit, nous, nous faisons la conversation, et tout cela n’est pas qu’affaire de mots, la différence existe bel et bien et je m’en vais vous le prouver de ce post.
À mes yeux, la faiblesse du buzz tient d’une part en son caractère éphémère, d’autre part en son unilatéralité.
En effet, en mettant en œuvre un buzz, vous êtes visibles l’espace d’un instant, à vrai dire, le temps qu’un autre annonceur s’empare de la blogosphère et ainsi de suite… demandez donc à l’internaute moyen quelles sont les vidéos visionnées ces derniers mois dont il se souvient réellement. Et quand bien même il s’en souviendrait, dans quelle mesure est-il capable d’associer ce message à une marque ? Pourquoi, me direz-vous ? Parce qu’il vous a vu, plus ou moins par hasard, mais surtout parce qu’il ne vous a pas parlé. J’en arrive ainsi à mon deuxième point : l’unilatéralité de la démarche. La marque s’invite et parle à tout le monde, quels que soient les récepteurs de son message, puis s’en retourne. Certes, ma vision des choses est quelque peu caricaturale mais c’est assez parlant.
A l’inverse, le conversationnel est personnalisé, durable et réciproque, on va même jusqu’à parler de respect mutuel. Vous vous engagez dans une démarche à long terme, où vous prenez la parole parce que vous avez avant toute chose écouté et que vous vous êtes sentis légitime pour répondre. Alors, oui, il faut être visible mais pas en dépit de la qualité de votre audience, le but est avant toute chose d’être crédible et reconnu auprès d’un public choisi que l’idée de vous recommander ne rebutera pas, bien au contraire.
Cette distinction étant faite entre ces deux pratiques, il est maintenant temps de nuancer mon propos qui n’est pas ici de dénigrer le buzz au profit du conversationnel mais bien d’apporter un rapide éclairage sur leurs caractéristiques et usages respectifs. De ce fait, pour rendre justice au buzz, je dirais qu’il répond à un besoin de visibilité forte et immédiate, à la nécessité de faire un coup d’éclat et qu’il peut ainsi parfaitement servir une stratégie de lancement de produit, en venant par exemple approfondir ou prolonger le message, mais pour autant je ne le vois pas fonctionner efficacement de manière autonome. Pour ce qui est de la démarche conversationnelle, on est davantage dans la gestion de relation à l’autre et si cela peut effectivement venir en appui d’une campagne de communication, on peut toute à fait la concevoir de façon indépendante, simplement pour l’image de marque globale ou, tout du moins, l’e-réputation.
Ainsi, en fonction de vos objectifs, libre à vous de choisir l’option qui vous convient, mais pour dire en un mot ce que j’ai dit en cent, ne faîtes pas l’erreur de choisir le conversationnel si votre seul souhait est d’être connu de tous le plus rapidement possible et encore moins celle de choisir le buzz pour travailler votre image sur la durée.
The Prototype Experience : une expérience surprenante qui utilise Facebook Connect : alors connectez-vous, installez-vous confortablement et ouvrez grand les yeux…
Vous verrez, c’est vraiment bien pensé…

MousticAudio
ElodieBaker
gregory_cassiau
sOuLWwX
Whybee1
Funky_toad
M_Puech
corkescrews
GuillaumeLalu
Lauren_Provost


















