Here are all of the posts from avril 2009.
Le dernier rapport de Nielsen « Global Faces and Networked Places » identifie les médias sociaux comme le phénomène mondial de 2008: les deux tiers de la population Internet mondiale visitent des réseaux sociaux ou des blogs. Les médias sociaux représentent maintenant 10% de l’ensemble du temps que nous passons sur Internet, tant et si bien qu’ils sont désormais en 4ème position des activités les plus populaires en ligne, devant l’envoi d’emails personnels.
En Décembre 2008, pour chacune des 11 minutes passées en ligne au niveau mondial, 1 minute était consacrée aux réseaux sociaux (1 minute sur 6 au Royaume-Uni!). Et nous ne parlons évidemment pas seulement des étudiants qui partagent les photos de leurs soirées sur Facebook. En effet comme les médias sociaux touchent maintenant une plus grande proportion de la population, la moyenne d’âge des utilisateurs évolue : un tiers de l’audience Facebook appartient maintennant à la tranche des 35-49 ans et un quart des membres a plus de 40 ans. Il est également intéressant de noter que malgré leur arrivée tardive dans les médias sociaux, les allemands sont en bon chemin pour de rattraper leurs homologues européens – le timing du lancement de notre site web en allemand était donc parfait!

Puisque le temps passé à interagir au sein des médias sociaux est de plus en plus important, le temps restant pour les autres secteurs s’en voit d’autant plus diminué, et l’efficacité de la publicité en ligne traditionnelle baisse.
Le rapport souligne également à juste titre que:
La publicité se doit être conversationnelle plutôt que « push ». Le fait que les membres des réseaux sociaux sont des co-créateurs de contenu [...] signifie que la publicité doit venir participer à une conversation avec les consommateurs, plutôt que de simplement faire de la diffusion d’information. Après tout, ce sont des médias sociaux. La publicité ne doit pas être une intéruption ou une invasion des réseau social ; la publicité doit faire partie intégrante de cette conversation.
C’est d’ailleurs ce que nous disons depuis un certain temps …
Toute l’équipe We Are Social a été ravie d’accueillir la semaine dernière Melina Hägglund, notre toute nouvelle recrue.
Melina est suédoise (et finlandaise), elle étudie la communication et les nouveaux médias au Medieinstitutet de Stockholm. Melina a déjà une première expérience au sein d’une agence de RP en Suède et est passionnée par les réseaux sociaux. Elle étudie d’ailleurs à ses heures perdues la psychologie sociale. Melina avoue bien volontiers qu’elle aurait adoré devenir tatoueuse mais comme ses talents de dessinatrice laissent à désirer, elle s’en tiendra donc à sa première occupation. Ça tombe bien, car nous sommes ravis de l’accueillir chez We Are Social !
Alors bienvenue Melina…
Au cours de ces dernières années, les médias sociaux ont eu une influence majeure dans ma vie, que ce soit la découverte des blogs, ou la rencontre de nombreuses personnes extrêmement intéressantes via les réseaux sociaux (jusqu’au fait de changer de carrière pour me consacrer aujourd’hui aux médias sociaux). Et ces deux journées à la conférence Marketing 2.0 n’ont pas dérogé à ce principe : j’ai eu l’occasion de rencontrer dans la vraie vie des personnes avec lesquelles j’étais déjà connectée en ligne, et de passer la soirée de mardi avec @luckthelady, @branislavperic, @digitalizer, @armano et @fredcavazza d’où un réveil très difficile le mercredi, comme Robin l’a gentiment mentionné dans son article précédent.

Photo: Luck the Lady
La seconde journée du Marketing 2.0 a commencé par une présentation très intéressante de David Armano au sujet des « micro interactions ». Avez-vous déjà fait l’expérience de micro interactions ? Elles peuvent prendre diverses formes. Êtes-vous stupéfait qu’une marque dont vous parlez en ligne, vous écoute, voire mieux, vous réponde ?! Comme vous pouvez le constater, c’est l’une des choses que nous faisons pour Skype. Comme David Armano le faisait remarquer, puisque les gens préfèrent parler aux individus plutôt qu’aux marques, Twitter offre une alternative aux pénibles services clientèle automatisés en humanisant les relations. Toujours selon David, c’est ainsi qu’apparaît le concept de « brandividuals » (marque + individu). Prenez Scott Monty par exemple : sur Twitter, en plus d’être ‘un mari, un père et un mec plutôt sympa’ @ScottMonty est aussi le représentant de la marque Ford ; en tant que brandividual pour Ford, c’est lui qui humanise la marque Ford.
Mais retournons à nos « micro interactions ». Le second intervenant après David Armano, Stephen Eric de Crispin Porter + Bogulsky a également abordé un sujet similaire avec le concept de « micro idées » : « Démarrez a petite échelle, expérimentez, explorez de nouvelles idées, trouvez un momentum ». Une discussion très intéressante en cette période de récession économique : Stephen a insisté sur le fait que les « petites idées (micro ideas) enlèvent la pression d’idées plus grandes et plus chères » et il a illustré son point avec l’utilisation par Burger King de l’idée du King : le King était censé être un « one-off » ; le client a apprécié car c’était une « petite idée ». Aujourd’hui on peut dire que le King est un succès qui s’est même exporté dans l’univers des jeux vidéos.
Une autre discussion très intéressante fut celle de Jérémy Dumont, responsable du planning stratégique chez Pourquoi Tu Cours. Il a notamment abordé les nouvelles tendances de l’année 2009 comme le concept d’ « open identity » (profil public en ligne), de « co-construction identity » (vos amis prennent part à votre identité en ligne via les commentaires) et d’ »acting identity » (vous êtes ce que vous faîtes – Statuts Twitter, Facebook), mais aussi avec une nouvelle approche de la proximité avec nos semblables (ils ne sont pas nos amis, nous ne les avons probablement jamais rencontré mais nous partageons des choses en commun, une passion, un sujet de prédilection et nous communiquons avec eux sur les médias sociaux).
Je dois dire que j’aime beaucoup le concept de « Acting Identity » : « Tu es ce que tu fais » est probablement la façon dont j’expliquerais Twitter aujourd’hui !
Certains d’entre nous n’ont pas eu la chance de rencontrer la crème de la crème des médias sociaux au festival South by Southwest, mais après cette première journée à la Conférence Marketing 2.0 à Paris, je dois dire que je suis ravie car j’ai déjà eu l’occasion de me mêler avec quelques-unes des pointures de la sphère des médias sociaux. Une petite anecdote ceci dit: une fois de plus, il était impossible de trouver le moindre réseau wifi lors d’une conférence parisienne, ce qui me laisse penser que les américains doivent certainement s’imaginer que le wifi n’a pas encore débarqué en France…
Mais revenons à la conférence, son impressionnante liste de conférenciers et les sujets traités. Beaucoup ont insisté sur le fait que les gens font désormais plus confiance à leurs pairs qu’aux marques ou à la publicité. Scott Monty de Ford, Alex Hunter de Virgin et Georges-Edouard Dias de l’Oréal sont tous revenus sur ce point et sont rentrés dans les détails de ce que cela signifiait pour leur entreprise et la notion de «conversation» était encore une fois dans tous les esprits. Pour Scott Monty de Ford, les conversations sont au cœur de tout : les médias sociaux sont une occasion de prouver aux gens qu’on les écoute ; ils permettent de tisser des liens et d’humaniser les entreprises. Pour Charlie Schick de Nokia, le web est un canal de conversation et les marques doivent s’en servir coûte que coûte pour converser avec les individus.
Ce que nous pensons chez We Are Social, c’est que le concept de conversation est clairement en train d’émerger. Quand Robin et Nathan ont créé We Are Social et que nous nous sommes décidés sur le terme d’« agence conversationnelle », c’était dans un certain sens «visionnaire». Au début 2008, l’agence Forrester Connected Agency annonçait que dans le futur, « faciliter les conversation avec ses clients deviendra le nouveau rôle de l’agence», et il semblerait que leur prévision soit sur le point de devenir une réalité, ce qui est bien sûr intéressant pour nous puisque cela signifie que les marques vont prendre conscience de la nécessité de devenir conversationnel. Et quand Charlie Schick de Nokia explique que les médias sociaux sont le porte-parole d’une marque, cela reflète parfaitement ce que nous faisons pour Skype : non seulement nous les aidons avec du conseil stratégique et du monitoring sur les médias sociaux mais nous sommes également leur porte-parole online : Peter est le bloggeur officiel de Skype et il est aussi @PeteratSkype sur Twitter et il gère la réputation en ligne de Skype. De façon similaire, la campagne This is Now pour la Ford Fiesta sur laquelle nous travaillons depuis 6 mois est entièrement vouée à la création de conversations.
Revenons maintenant sur mon mot préféré de l’année 2009 : le ROI (retour sur investissement). Si les médias sociaux ont pour rôle de créer des relations avec les individus et de les impliquer dans des conversations, comment en tant que marque peut-on mesurer son ROI ? En tant qu’agence nous avons déjà une vision bien précise sur le sujet notre propre approche, mais j’étais vraiment intéressée d’entendre ce que les marques avaient à dire sur le sujet. J’ai beaucoup apprécié la réponse de Scott Monty : le ROI concerne plus les résultats d’une campagne court-termiste, par opposition à un engagement sur le long terme ; par opposition à une stratégie destiné à créer des relations entre une marque et des individus. Il est également allé plus loin en agrémentant ses propos d’une blague : «Comment un ROI lié à une campagne peut être mesuré ? En utilisant HITS: How Idiots Track Success». Cependant, dans la réalité, et particulièrement pendant cette période de récession, nous savons que le ROI est important pour les annonceurs, mais c’est quand même plaisant de voir les marques s’intéresser de plus près aux relations à long terme avec leurs audiences. Olivier Hascoat de Myspace a également insisté sur ce concept en affirmant : «Arrêtons de faire des campagnes éphémères ; engageons nous dans des relations à long terme avec notre public».
Globalement ce fut une première journée qui a tenu toutes ses promesses ! A l’heure où je publie ce billet, les conférences de la 2de journée se terminent et auront été aussi passionnantes…


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