Bienvenue sur le site de We Are Social. Nous sommes une agence conversationnelle. Notre vocation est d’aider les marques à écouter, comprendre et prendre part aux conversations en ligne.

Nous sommes une agence d’un genre nouveau. Les conversations entre individus ont toujours existé, mais le concept du marketing conversationnel est encore très novateur.

Parmi nos clients, nous comptons notamment Ford, Skype, Eurostar, The Economist, Absolut, Dunlop, Barclaycard et WWF. Si vous souhaitez savoir comment nous pouvons vous aider, n’hésitez pas à nous appeler au 06 46 02 11 60 ou à nous envoyer un email.

Médias sociaux, vie privée, vie publique

par Sandrine Plasseraud le 5 février 2010 à 16:26

Alors que Facebook célèbre aujourd’hui ses 6 ans, son fondateur Mark Zuckerberg vient d’annoncer que le site est sur le point d’atteindre la barre des 400 millions d’utilisateurs (tout juste 5 mois après avoir dépassé les 300 millions de membres). De son côté, Twitter paraît finalement encore en reste avec ses 13 millions d’utilisateurs (actifs) recensés en décembre 2009. Et pourtant, malgré leurs différences, ces deux grands noms du social media semblent avoir, entre autres points communs, le fait d’impacter sur le comportement des individus. Ainsi, selon Martin Giles, correspondant technologie de The Economist :

Les réseaux sociaux en ligne changent la façon dont les gens communiquent, travaillent et jouent, et le plus souvent pour le meilleur

D’après le dossier spécial “A world of connections” de The Economist, on est bien loin des années 90 où les communautés en ligne étaient l’appanage de geeks à lunettes qui se cachaient derrière des pseudos et des écrans. Les réseaux sociaux sont devenus de vastes espaces publics où des millions d’individus se sentent maintenant à l’aise d’utiliser leur véritable identité en ligne et de partager une portion de leur vie avec leur communauté. Et le rapport de citer que ce sont plus de 55 millions de mises à jour de statuts qui sont publiés par jour sur Facebook.

Le fait de parler ouvertement de sa vie publique sur le net suscite forcément des questions, des interrogations, et notamment de la part des parents. Comme le soulignait récemment Jean-March Manach, journaliste du Monde dans un excellent article intitulé “Vie privée : le point de vue des *petits cons*” :

Nombreux sont ceux qui pensent que les jeunes internautes ont perdu toute notion de vie privée. Impudiques, voire exhibitionnistes, ils ne feraient plus la différence entre vie publique et vie privée.

Et pourtant, comme l’explique cet article du Monde en citant Josh Freed, un éditorialiste canadien, il s’agit tout simplement d’une fracture générationnelle :

La [nouvelle génération] a passé toute sa vie sur scène, depuis que leurs embryons ont été filmés par une échographie alors qu’ils n’avaient que huit semaines… de gestation. Ils adorent partager leurs expériences avec la planète entière sur MySpace, Facebook ou Twitter et pour eux, Big Brother est un reality show

Et l’article de continuer avec une citation d’Elizabeth Denham, commissaire adjointe à la protection de la vie privée du Canada qui souligne que :

Les jeunes se retrouvent aujourd’hui à se demander si les choses se passent réellement quand personne ne les regarde

Alors, au final, est-ce les réseaux sociaux qui changent la façon dont nous nous comportons ? Ou bien facilitent-ils tout simplement un nouveau comportement, plus transparent, lié à ces nouvelles générations qui ont toujours vécu avec le net et pour qui, selon le rapport Pew, Internet c’est tout simplement la vie ?

Ce qui est certain c’est que les parents ne sont pas les seuls inquiets face à la façon dont nous exposons nos vies sur le net. Le dossier spécial de The Economist évoqué plus haut souligne ainsi que du coté des entreprises, le doute persiste quant à l’utilité des médias sociaux sur le lieu de travail et cite une étude selon laquelle seulement 10% des entreprises laissent leurs employés accéder aux réseaux sociaux depuis le travail, par peur d’une baisse de productivité mais aussi par peur qu’ils ne partagent des informations confidentielles via les réseaux sociaux. David Armano, dans ses prédictions pour l’an 2010 avait d’ailleurs évoqué le sujet de l’interdiction des réseaux sociaux par les entreprises en imaginant qu’un nombre croissant d’individus remplaceraient leur pause cigarette par une “pause social media” pour accéder aux réseaux sociaux via leur téléphone portable…

Je pense qu’il va s’agir de faire évoluer les mentalités en entreprise et de faire confiance à ses employés. 3 arguments se présentent :

1) Les médias sociaux ne sont pas des outils et des comportements qui existent de manière séparée de l’entreprise puisqu’ils sont déjà là. Quel service de ressources humaines ou de comm interne n’a pas déjà utilisé un outil qui favorise le réseau interne de l’entreprise, pour soumettre une suggestion, ou permis à leurs employés de se contacter sur des plateformes type forum ?

2) Si une entreprise fait confiance à ses employés pour qu’ils négocient des contrats ou communiquent avec des partenaires extérieurs, pourquoi diaboliser Facebook et autre Twitter ? Une information confidentielle si elle doit être donnée à la concurrence peut l’être par téléphone ou simple email. Pensons à retourner la situation et à faire de ces plateformes des outils de cohésion et de motivation pour l’entreprise ainsi que pour les jeunes recrues. Ainsi selon la 7ème édition du sondage Junior Achievement Deloitte, la moitié des adolescents (58%) admettent qu’ils prendront en compte la liberté laissée par leur employeur d’accéder aux médias sociaux sur leur lieu de travail avant d’accepter une offre d’emploi.

3) Si les consommateurs se trouvent sur les réseaux sociaux à toute heure de la journée, comment une entreprise espère-t-elle continuer à les comprendre si ses employés sont proscrits d’utiliser les média sociaux? La question pourrait sembler idiote mais c’est du simple bon sens. Il semble difficile de faire évoluer des produits si tout l’entreprise est coupée de la “vie réelle”.

Alors prêts pour les médias sociaux dans l’entreprise ?

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Les médias sociaux disent-ils vrai ?

par Camille Jouneaux le 28 janvier 2010 à 10:06

Nielsen vient de publier un nouveau rapport sur le temps passé par les consommateurs sur les médias sociaux. Selon ce rapport, l’utilisateur moyen dans les pays concernés par l’étude* aurait passé plus de 5h30 sur les réseaux sociaux au cours du mois de décembre 2009, une progression de 82% par rapport à décembre 2008.

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Sans surprise, Facebook arrive en tête avec 67% des utilisateurs de médias sociaux qui ont visité le site. En France, comme l’a récemment mentionné Mashable, Facebook compte aujourd’hui environ 15 millions d’utilisateurs actifs. Un chiffre qui ne laisse pas indifférent, jusqu’à la Présidence, puisque même Nicolas Sarkozy, à quelques jours de son passage télévisé à l’émission Paroles de Français ce lundi 25 janvier, invitait les Français à lui poser des questions sur sa page Facebook, générant alors plus de 3 000 commentaires de natures variées :

Je m’exprimerai à la télévision lundi, pour répondre aux questions des Français et parler des grands enjeux de l’année 2010. N’hésitez pas à me faire part de vos interrogations, et des sujets qu’il vous paraît important que j’aborde

Il reste bien sûr difficile de savoir dans quelle mesure ce contenu a réellement été exploité et de tirer des conclusions sur les aptitudes conversationnelles de l’Elysée. Ce qui est certain c’est que les utilisateurs Français de Twitter n’étaient pas en reste face à l’apparition de Nicolas Sarkozy à ladite émission ; il suffit de chercher #p2f (pour Paroles de Français, le titre de l’émission) pour s’en rendre compte.

En revanche, c’est sur ces conversations sur les médias sociaux que pourront uniquement compter les cinq journalistes francophones qui prendront part à l’émission Huis Clos sur le Net, du 1er au 5 février prochains. Pendant cette période, ces experts de l’information seront enfermés dans un gîte, à l’instar des lofteurs et autres candidats à la télé réalité, avec pour seules sources d’informations Facebook et Twitter et pour seul outil de communication avec l’extérieur un téléphone basique qui leur permettra de restituer ce qu’ils ont appris via ces plateformes à la radio. Le but est bien sûr ici de questionner la fiabilité des médias sociaux.

Pour ma part, la réponse ne fait aucun doute. Par le passé, on a suffisamment vu de marques tentées par l’imposture et rapidement démasquées par des internautes soucieux de rétablir la vérité. Alors, certes, on pourra prendre l’exemple de la mort annoncée de Johnny Depp sur Twitter le week-end dernier, mais au final la rumeur s’est éteinte d’elle-même car si effectivement de fausses informations circulent en ligne leur durée de vie reste quoi qu’il en soit limitée. En effet, toute information sur les médias sociaux étant potentiellement sujette à discussion ou à débat entre utilisateurs possédant des niveaux de connaissance et de compétences extrêmement variables, la vérité tend à ressurgir.

Reste bien sûr à savoir si tous les sujets sont abordés sur les médias sociaux…

*Données moyennes calculées à partir des pays suivant: U.S.A., Royaume-Uni, Australie, Brésil, Japon, Suisse, Allemagne, France, Espagne et Italie

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Médias Sociaux : Tendances 2010

par Robin Grant le 26 janvier 2010 à 19:23

Jérémie Owyang a défini quatre grandes tendances dans les médias sociaux en 2010 :

  1. Ne vous focalisez pas sur les outils :
    Il faut comprendre les clients, se concentrer sur les objectifs et non pas sur des stratégies basées sur les outils. Les entreprises ont d’abord besoin de comprendre leurs clients.
  2. Appliquez la règle des 80% :
    Il s’agit d’un nouveau phénomène auquel il faut préparer votre entreprise. 80% de votre réussite consiste à trouver le bon équilibre entre organisation, rôles de chacun, process, partenaires et équipes. La technologie ne compte que pour 20%.
  3. Les clients se fichent de savoir dans quel service vous travaillez :
    Les clients veulent juste qu’on les aide à régler leur problème, ils se fichent de savoir dans quel service vous travaillez. De nos jours, n’importe quel département peut être en relation avec le client grâce aux médias sociaux. En conséquence, fournir à vos clients une expérience fructueuse revient à étudier comment combiner veille en ligne, outils communautaires et techniques de CRM.
  4. Le Real Time n’est *pas* assez rapide :
    Les entreprises ne parviennent pas à s’ajuster lorsqu’il s’agit de médias sociaux, on ne peut pas embaucher assez de personnel pour faire de la veille et répondre aux conversations. De fait, il faut miser sur les ambassadeurs de marque en fédérant ainsi des équipes non rémunérées et anticiper les besoins des clients grâce des techniques d’écoute avancées.

Voici les points essentiels qui ressortent, mais Les clients se fichent de savoir dans quel service vous travaillez” fait particulièrement écho, pour nous tous chez We Are Social.

Nouvelle échelle sociale technographique

par Robin Grant le 19 janvier 2010 à 16:34

Forrester vient de publier une mise à jour de sa fameuse “Échelle Sociale Technographique”, qui illustre la façon dont les gens utilisent les médias sociaux :

social_technographics_ladder

Comme vous pouvez le voir dans le graphe ci-dessus, l’échelle comprend maintenant une catégorie de gens intitulée “Conversationalistes” :

L’apparition de cette catégorie de “conversationalistes” prend en compte deux nouveaux éléments. Premièrement, cette catégorie inclut non seulement les membres de Twitter, mais aussi des personnes qui mettent à jour leur statut au sein d’un réseau social dans le but de converser, dialoguer (puisque cette activité est en fait plus répandue sur Facebook que le fait de tweeter). Et deuxièmement, cette catégorie ne prend en compte que les personnes qui mettent leur statut à jour au moins un fois par semaine, car en dessous, ce n’est pas vraiment de la conversation.

Pour l’instant cette étude comprend uniquement des données américaines, et n’est pas encore prise en compte dans leur outil de “profiling” des consommateurs, mais je suis certain que c’est juste une question de temps avant que cela change.

C’est parce que les données réelles indiquent que les gens participent ont des comportements multiples, et que tout le monde en haut de l’échelle ne fait pas tout ce que font ceux en bas de  l’échelle.

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127 500 utilisateurs de Twitter en France

par Sandrine Plasseraud le 15 janvier 2010 à 12:47

Alors que l’engouement médiatique français autour de Twitter continue, la plateforme de micro-blogging n’en est finalement qu’à son balbutiement en France si l’on s’en tient aux derniers chiffres publiés par Sysomos.

Twitter Gang by Ph7labs

Image : Twitter Gang by Ph7labs

Selon Sysomos, sur les 13 millions d’utilisateurs actifs de Twitter dans le monde en décembre 2009, seuls 0,98% d’entre eux sont des utilisateurs français soit 127 500 personnes (contre 6 000 utilisateurs en juin 2008).

Au palmares des pays les plus actifs sur Twitter : les US avec plus de 6 millions d’utilisateurs, le Brésil où Twitter a connu une croissance phénoménale en 2009 et qui compte aujourd’hui plus de 1 million d’utilisateurs ; le Royaume-Uni et ses 1 million d’utilisateurs et le Canada qui compte aujourd’hui 500,000 utilisateurs.

À noter que Londres est toujours la ville ayant le plus d’utilisateurs Twitter au monde.

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We Are Social s'installe à Paris

par Sandrine Plasseraud le 7 janvier 2010 à 19:06

Paris
Photo by scorbette37

L’année 2010 ne pouvait pas commencer de manière plus stimulante pour We Are Social, et particulièrement pour moi.

Comme New Media Age et Brand Republic l’ont révélé aujourd’hui, j’ai déménagé à Paris afin d’ouvrir et de diriger We Are Social France avec Orange Vallée comme premier client.

J’ai rejoint We Are Social début août 2008. Cela a été une expérience incroyable de faire partie de l’équipe et de voir l’agence se développer au cours de ces 17 derniers mois, non seulement en terme de portefeuille-clients et de réputation mais également pour ce qui est des gens formidables que nous avons réussi à recruter. Une expérience que je souhaiterais vraiment reproduire dans mon pays.

Dans quelques semaines, Camille, qui fait partie de mon équipe depuis Octobre 2008, viendra me rejoindre à Paris. Avec de nouveaux projets en préparation, il y a fort à parier que l’équipe va grandir rapidement. Si vous êtes intéressé, n’hésitez pas à nous contacter.

Souhaitez-nous bonne chance !

2010 et les médias sociaux

par Sandrine Plasseraud le 1 janvier 2010 à 21:20

Le Figaro vient de publier un article nous rappelant la façon dont, en l’an 2000 nous imaginions l’Internet de 2010. Entres autres predictions : Internet sur tous les frigos, des classes virtuelles, et le triomphe de l’Internet mobile puisqu’à l’époque, le cabinet Britannique Ovum prévoit qu’en 2010,

63 % des utilisateurs de mobiles dans le monde seront abonnés à un service de troisième génération (3G) mariant la téléphonie à une kyrielle d’applications : accès rapide à Internet, jeux, vidéoconférence mobile, commerce électronique, fichiers MP3, etc

Ce qui est certain c’est que l’Internet mobile a connu une véritable explosion en 2009 et qu’aujourd’hui l’ensemble des acteurs du social media semble s’accorder sur le fait que l’Internet mobile sera réellement au coeur des médias sociaux en 2010. C’est en tout cas ce qui ressort du recueil de prédictions publié par l’agence TrendsSpotting :

L’internet mobile au coeur des médias sociaux

Dans ce rapport, David Armano explique que selon lui, “mobile becomes a social media lifeline“. C’est à dire une sorte de bouée de secours pour des employés accro aux médias sociaux puisqu’avec près de 70% des organisations qui interdisent l’accès aux réseaux sociaux, ce qui était autrefois une pause cigarette pourrait se transformer en pause social media.

De son côté, Dan Zarella prédit que grâce à la réalitée augmentée et à l’Internet mobile, le monde réel reprend de l’importance et la frontière entre le web et le réel devient plus floue.

Personnellement, dans la mesure où les individus font confiance à d’autres individus lorsqu’il s’agit de se faire une opinion à propos d’un produit ou d’un service, je pense que la croissance de l’Internet mobile aura comme effet de démultiplier d’autant plus la recherche d’avis en ligne sur le point de consommation. Imaginez, vous êtes dans un hypermarché, vous hésitez entre deux aspirateurs. Que faites-vous ? Vous posez la question au vendeur ou vous utiliser votre portable pour vérifier les avis des consommateurs ?

Avec le développement de tout ce qui est “géolocalisation”, ce principe s’applique aussi aux restaurants, bars, hotels, etc. Vous voyagez à Londres pour le business, vous sortez de réunion dans un quartier que vous ne connaissez pas et vous cherchez un restaurant pour déjeuner le midi ? Filez sur le web via votre portable et vérifier les avis à propos des bistros du quartier sur Yelp.co.uk.

De ce fait, du coté des annonceurs, ce qui était déjà important en 2009 devient crucial en 2010 : écouter les conversations en ligne à son sujet et y prendre part car ces conversations ont un impact sur l’avis des consommateurs. Et ce d’autant plus que Google et Microsoft ont intégré cet aspet du web social au coeur de leurs algorythmes de recherche : aujourd’hui, lorsqu’on recherche un avis sur une marque sur ces sites, on verra aussi bien apparaitre un lien vers le site de marque que des tweets à propos de cette marque…

Les médias sociaux prennent de l’importance au coeur des organisations

La bonne nouvelle c’est qu’il semblerait qu’en 2010 les entreprises aient prévu d’investir sérieusement dans les médias sociaux puisque selon une étude de BizReport datant de septembre 2009, les médias sociaux sont une priorité pour les marketers : plus de la moitié des interrogés (56.3%) avaient prévu d’inclure les médias sociaux dans leur mix marketing.

Cela va d’ailleurs dans le sens du rapport de TrendsSpotting qui recueille de nombreux avis sur le sujet de l’importance croissante du social media pour les organisations.

Ainsi, selon Charlene Li, les médias sociaux feront partie du vocabulaire quotidien des entreprises en 2010 alors que pour Adam Cohen, “social media gets smarter” : les entreprises commenceront à utiliser les médias sociaux de façon plus stratégique.

Pour Connie Benson, les médias sociaux ne seront plus vu comme une simple discipline expérimentale ; des outils de mesure vont apparaître puis la boucle sera bouclée et il sera alors non seulement possible mais nécessaire et possible de faire de la veille sur les médias sociaux.

Revenons maintenant à David Armano, selon qui jusqu’à maintenant très peu d’organisations ont utilisé les médias sociaux au-delà de campagnes ponctuelles et qui parle de Best Buy comme un benchmark (Robin Grant avait parlé de Best Buy et des médias sociaux également sur ce blog il y a quelques mois).

David Armano va plus loin en prédisant qu’il voit l’arrivée de politiques de social media dans les entreprises pour 2010 : des règles spécifiques sur la façon de se positionner sur les différents réseaux, sur la façon dont les employés participent aux médias sociaux.

Je rejoins David dans le sens où je pense que cette année, les entreprises vont comprendre l’importance de s’investir sur le long terme au sein des médias sociaux, au-delà de campagnes ponctuelles.

Oublions le buzz et son caractère éphémère comme le disait Camille dans un post précédent et concentrons-nous sur le conversationnel, sur une démarche à long terme, tout comme le rappelait également Robin dans un billet intitulé “Stop campaigning and start committing“, en juin dernier. Pour cela, les entreprises devront prendre part à la conversation au sein des médias sociaux et donc écouter ce qui se dit à leur propos. Si vous ne l’avez pas encore envisagé, il est temps de réfléchir à mettre en place une stratégie d’écoute et de réponse au sein des médias sociaux (n’hésitez pas à nous contacter pour en discuter).

Alors, 2010 sera-t-elle la véritable année des médias sociaux, c’est à dire l’année où le social media prendra une part entière dans la stratégie des entreprises ? Si l’on regarde Pepsi qui vient de laisser tomber ses investissements publicitaires au Super Bowl (après 23 années consécutives) pour investir dans les médias sociaux en 2010, les choses semblent bien parties.

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"Best of" de l'année 2009

par Sandrine Plasseraud le 31 décembre 2009 à 19:07

L’année 2009, touche à sa fin, et avant de vous fêter un excellent réveillon, voici un retour sur quelques billets que nous avons publié au cours de cette année :

  • En janvier nous parlions de la croissance phénoménale de Facebook en France et du fait qu’une personne sur 10 en France était désormais sur Facebook contre une personne sur 20 à la fin de l’année 2008. En cette fin 2009 ? Ce sont un peu plus de 14 millions de français qui y sont présents, soit près d’une personne sur 5.
  • En février, un billet très intéressant de Camille intitulé le Facteur Humain, sur le concept de “démarche conversationnelle” qui illustre très bien la problématique à laquelle les annonceurs font aujourd’hui face avec l’avénement des médias sociaux : “people are people, they’re not consumers”.
  • En avril, j’ai la chance d’assister à la Conférence Marketing 2.0 à Paris, conférence au cours de laquelle je demande à Scott Monty, Head of Social Media au sein de Ford Global, la façon dont il mesure le ROI du social media. Je vous laisse découvrir sa réponse dans ce billet.
  • En avril, Nielsen publie une étude qui confirme que les médias sociaux sont plus populaires que jamais et surtout que les internautes passent aujourd’hui plus de temps au sein des médias sociaux que sur leur email personnel. Ce qui amène une problématique intéressante dont j’ai eu l’occasion de discuter lors de la table ronde de l’EBG “What’s Hot” ce mois-ci : il y a déjà toute une population d’individus qui n’utilisent plus leurs emails – comment les cibler ? Les médias sociaux sont certainement une piste non négligeable…
  • En mai emarketer publiait une interview de Robin Grant, le DG de We Are Social, que je traduisais pour ce blog : “Social Media – Joining the Conversation”, interview qui illustre notamment l’importance pour les annonceurs de mettre en place une stratégie d’écoute et de réponse au sein des médias sociaux.
  • En novembre, Camille rédige un billet intitulé “De l’impact d’un tweet négatif” : un commentaire négatif sur un réseau social aurait comme conséquence une perte de 30 clients.

Sur ce, je vous souhaite à tous un excellent réveillon et à bientôt en 2010 !

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Retour sur la gestion de crise Eurostar

par Sandrine Plasseraud le 27 décembre 2009 à 12:02

Alors que Le Monde vient de publier un article sur l’importance pour les entreprises de soigner leur e-reputation et illustre ses propos avec le cas d’Eurostar qui, depuis le 19 décembre se retrouve face à des milliers de messages critiques postés sur les réseaux sociaux par des passagers, il me semble judicieux de revenir sur la gestion de crise que nous avons mis en place avec Eurostar.

Mentions of Eurostar on Twitter 19th-26th December 2009

Comme vous le savez, Eurostar a traversé une crise majeure ces derniers jours : cinq Eurostar ont subi des pannes électriques dans le tunnel sous la Manche vendredi soir dernier, et environ 2 000 passagers ont ainsi été coincés pendant de nombreuses heures à bord des trains. Et comme vous pouvez vous en douter, face à un événement de cette nature, les nouvelles se sont très vite répandues sur Twitter et ainsi que sur d’autres médias sociaux, et comme le souligne l’article du Monde :

Des passagers hagards, furieux, ont déversé leur colère en direct sur les télévisions et dans les journaux du monde entier [...] Mais ces passagers ont aussi étalé leur acrimonie sur Internet, en des termes encore plus sévères

Dimanche dernier, Robin Grant, le DG de We Are Social a publié un billet sur la situation d’Eurostar et des médias sociaux que je vous traduis ici car celui-ci va dans le sens de l’article du Monde en question et illustre l’importance pour les annonceurs de mettre en place une stratégie de veille et de réponse en temps réél :

Depuis cet été, nous avons mis en place une stratégie de bouche à oreille autour de leur campagne intitulée «Little Break, Big difference». Dans le cadre de cette campagne, nous avons conçu, construit et géré le blog Little Break, ainsi que la page Facebook et le compte Twitter. Cette campagne a surtout été une campagne de marketing sur les médias sociaux, avec des conversations centrées autour des choses à faire à Paris, Bruxelles et Lille et la différence qu’un «Little Break» peut faire.

Lors de notre première réunion avec Eurostar, nous leur avons parlé, comme nous le faisons avec tous nos clients, de l’importance de mettre en place un programme de veille et de réponse, et de gestion de crise en temps réél et nous leur avons proposé un audit des conversations et du conseil stratégique pour les aider à mettre en œuvre un tel programme. Ils ont tout de suite compris les avantages à long terme d’une telle stratégie. Toutefois, dans la mesure où adapter leurs processus existants à la réalité des médias sociaux aurait eu des implications plus larges à travers l’entreprise, ils ont décidé de commencer petit à petit [comme c'est le cas pour beaucoup d'annonceurs], en utilisant la campagne Little Break, Big Difference comme première expérience de participation à des conversations au sein des médias sociaux.

Il se trouve que quelques jours avant les incidents Eurostar, alors que nous discutions de 2010 avec l’équipe Eurostar, nous avions de nouveau discuté de la nécessité d’un programme de veille et de réponse [...], et que suite à l’expérience positive de la campagne Little Break, Big différence, nous avions reçu le feu vert pour inclure cette activité dans notre proposition pour l’année prochaine.

Et voilà que samedi dernier, la responsable de clientèle Eurostar Sarah me réveille par un coup de fil pour m’alerter de la situation de crise. En effet, en dépit de ne pas avoir d’arrangement formel (ou rémunéré) en place, nous faisons toujours en sorte de faire attention à ce qui se dit en ligne sur nos clients, même pendant les week-ends. Depuis lors, Sarah, Seb, Nathan et moi-même avons travaillé d’arrache-pied pour aider Eurostar à faire face à la situation.

Alors que la crise battait de son plein, une partie de l’équipe We Are Social s’est installée dès samedi 19 au sein du siège de l’Eurostar, à St Pancras, aux côtés d’Emma Harris, leur Directrice Sales & Marketing afin de transmettre les dernières informations aussi rapidement que possible via Facebook et Twitter. Samedi dernier, premier jour de la crise, nous avons également réussi à enregistrer une vidéo de Richard Brown, le Directeur Général d’Eurostar, s’excusant auprès des clients touchés par la situation, entre deux réunions différentes crises et d’interviews télévisées.

Avec une semaine de recul sur la situation, Robin Grant vient de publier un nouveau billet à propos de la gestion de crise Eurostar :

Depuis samedi dernier midi, nous avons continué à informer les clients Eurostar de la situation en utilisant Facebook et Twitter, en actualisant la liste des questions et réponses de manière fréquente puisque la situation changeait rapidement et que de nouvelles questions apparaissaient aussi rapidement au sein des médias sociaux.

Nous avons également enregistré une vidéo de questions et réponses par Nick Mercer, Directeur Commercial d’Eurostar, que nous avons mis en ligne lundi après-midi.

Ce fut une semaine agitée, et entre Sky News qui publiait l’ensemble de nos mises à jour Twitter en «live» sur skynews.com, ou encore P & O Ferries qui utilisait le # Eurostar sur Twitter, nous avons tous beaucoup appris.

Mais ce qui est important surtout c’est qu’il semble que nous avons joué un rôle crucial pour certains des voyageurs qui utilisaient Twitter et Facebook, puisque nous avons pu les aider à obtenir les dernières informations sur la situation.

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Humanity in binary

par Violette Vérité le 11 décembre 2009 à 16:22

Alors que ma collègue Sandrine avait la chance d’assister à l’édition 2009 du Web à Paris, j’ai pu suivre les débats en direct depuis la fantastique application iPhone qui a été créée pour l’occasion. J’ai ainsi pu regarder en streaming l’intervention de la Reine Rania de Jordanie (@queenrania sur Twitter) hier en fin de matinée.

Dire que la reine Rania n’a pas le sens de la formule serait mentir… Comme vous pourrez le voir sur la vidéo ci-dessus elle a su charmer l’audience avec des formules en 140 caractères et un sujet maîtrisé de bout en bout.

Et la question qu’elle a posé est la suivante : peut-on canaliser la puissance du web en temps réel afin de changer (et d’améliorer) le monde offline?

Le web en temps réel est à un moment clé de son développement, où les actions en ligne vont devoir se synchroniser avec les actions offline. Selon la reine Rania il existe des disparités encore trop grandes entre l’enthousiasme réel, mais limité dans le temps, que les internautes montrent pour une cause qui leur tient à cœur et les améliorations réelles qui en découlent.

Quand de nombreuses causes humanitaires vous approchent en ligne, vous avez la liberté de choisir votre préférée, sans implication financière. Le bon côté des choses, c’est une croissance exponentielle et une prise de conscience du public sans pareille. Le revers de la médaille est que l’activisme digital est extrêmement fugace.

Les différentes causes et événements mondiaux qui affectent les individus sont remplacés par de nouveaux sujets “à la mode”, notamment les célébrités : la Révolution Verte Iranienne a ainsi été submergée en quelques heures par le décès de Michael Jackson.

La Reine Rania appelle donc à utiliser la puissance apportée par le web (l’instantanéité, les plateformes de collaboration etc…) pour faire bouger les choses, notamment pour réussir à atteindre 30 Millions de signatures pour le projet One Goal, One Day. Le but est simple : dédier une journée de son temps online pour une cause humanitaire en utilisant vos outils digitaux préférés (Twitter, Facebook, MySpace ou autre) pour amplifier, dénoncer, coordonner, et récolter…

We Are Social s’identifie tout à fait avec cette vision des choses et a déjà commencé sa part du travail en soutenant plusieurs projets notamment Earth Hour et ActionAid et en apportant une aide active en Grande-Bretagne et en France au projet initié par le Twestival.

Alors la question que je vous pose est la suivante :  comment allez-VOUS faire bouger les choses ?

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